Les Fab Lab, l’avenir du prototypage?

Alors que la firme Gartner estime que les ventes d’imprimantes 3D vont augmentées de 75 % l’an prochain et de 100 % l’année suivante, un concept prend de l’ampleur en France: les Fab Lab pour Fabrication Laboratories, un concept d’ateliers numériques ouverts né au MIT à la fin des années 1990, avec l’engouement pour le Do It Yourself (DIY) et l’Open Source.  

En France, une cinquantaine de ces lieux sont apparus depuis 2010.   Aux États-Unis, il y en aurait une quarantaine.  « Comme souvent avec les Fab Labs, l’endroit, ouvert à tous, est exigu, mais équipé d’appareils dernier cri, comme une découpeuse laser, une fraiseuse et d’autres machines-outils commandées par ordinateurs. Chacun est libre d’en faire ce qu’il veut, moyennant une cotisation et un faible tarif horaire. »

 » […Une]  jeune graphiste y a aussi créé le prototype d’une lampe, qui a tapé dans l’oeil d’un hôtelier. « Avec le Fab Lab, j’ai une idée le soir, je fais un croquis, et le lendemain, je fabrique un prototype que je peux présenter à un client: c’est un accélérateur énorme« , s’enthousiasme-t-elle.

Une ribambelle de projets a déjà vu le jour dans le laboratoire, « encore en version bêta« : un créateur y a réalisé des bijoux, une entreprise a développé des skis en bois, un médecin a conçu un adaptateur pour smartphone permettant de réaliser des photos intra-auriculaires, cite pêle-mêle Cléo Huet [la graphiste en question, cofondatrice d’un Fab Lab à Strasbourg]. »

[…]

« Trop de temps s’écoule souvent entre une idée créative et la réalisation d’un prototype« , analyse Denis Cavallucci, professeur à l’Insa-Strasbourg, une école publique d’ingénieurs et d’architectes qui a monté son Fab Lab interne cette année.

Sur une grande table tactile, ses étudiants réalisent des esquisses, les exportent vers des logiciels, avant de les envoyer à une imprimante 3D qui peut façonner en quelques heures un prototype en plastique. L’atelier, équipé de machines dont certaines coûtent plusieurs dizaines de milliers d’euros, « décuple la créativité des élèves« , se félicite l’enseignant.

Les autorités françaises semblent croire suffisamment au concept puisque la ministre des PME, Fleur Pellerin, a lancé fin juin 2013 un appel à projets pour voir se développer et se multiplier ces lieux.

S’agirait-il de l’avenir de l’ingénierie, du design et du marketing?  De tels lieux seraient-ils intéressants pour la formation dans ces disciplines?  En tous les cas, un projet sherbrookois s’organise.

Sources:

Juhan, Virgile, « Cloud hybride et impression 3D : les technologies stratégiques du Gartner« , Journal du Net, 9 octobre 2013

L’entreprise avec AFP, « Les Fab Labs, l’avenir de l’innovation« , L’express, 18 octobre 2013

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Commentaires

  1. Jean-Sébastien Dubé a écrit

    L’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM vient de se doter d’une telle imprimante 3D. L’article en explique bien le fonctionnement et les possibilités pour l’enseignement et la recherche: http://www.actualites.uqam.ca/2014/4454-nouvelle-imprimante-3D-ecole-arts-visuels-mediatiques

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