Le sujet a été abordé par L’Éveilleur pour la première fois en août 2016 : Communications scientifiques : attention aux prédateurs! La revue Affaires universitaires vient de faire un article particulièrement bien détaillé sur le sujet qui permet de saisir le fonctionnement de ces éditeurs. L’article fait état de quelques expériences malheureuses (c’est un euphémisme) de chercheurs avec des revues prédatrices, souvent jeunes et inexpérimentés. Lecture très instructive.
On aurait tort croire, parce qu’il s’agit surtout de revues en anglais, que les universitaires francophones ne sont pas touchés. Selon Vincent Larivière, spécialiste de l’édition savante et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante à l’Université de Montréal, « […] la mondialisation les (universitaires francophones) pousse de plus en plus à publier en anglais, précise M. Larivière. J’estime donc essentiel que les chercheurs francophones soient eux aussi conscients du problème des revues prédatrices. C’est peut-être même encore plus essentiel pour eux de l’être, car ils n’ont pas l’habitude de publier dans des revues de langue anglaise. »
Sources –
Gillis, Alex. Des universitaires se font avoir par des revues frauduleuses. Affaires universitaires. 12 janvier 2017.
Gillis, Alex. Beware! Academics are getting reeled in by scam journals. University Affairs. 12 janvier 2017.