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Psychologie étudiante en temps de pandémie

En gros, le journaliste tente de comprendre pourquoi les étudiantes et étudiants américains ne respectent pas davantage les consignes sanitaires, notamment lors des rassemblements sociaux extrascolaires (c. à d. parties).

Je reste généralement sceptique face à l’information transmise par la chaîne américaine CNN. Toutefois, pour cet article, les trois spécialistes interviewés étudient et connaissent bien la psyché des adolescents et des jeunes adultes:

  • Hannah Schacter, professeure adjointe et psychologue du développement à la Wayne State University;
  • Ben Locke, directeur principal des services de psychologie à la Penn State University;
  • Mary Karapetian Alvord, directrice du cabinet privé Alvord, Baker & Associates qui traite principalement des enfants, des adolescents et de jeunes adultes.

Pour comprendre l’attitude de tous ces jeunes, il faut réaliser qu’à l’adolescence l’amygdale – la zone du cerveau qui nous fait éprouver de la satisfaction lors de rencontres sociales – se développe à un rythme beaucoup plus rapide que le cortex frontal, la partie du cerveau responsable de la prise de décision rationnelle et axée sur les conséquences.

D’après la professeure Schacter, qui dirige un laboratoire sur les relations adolescentes, “Teens are also particularly sensitive to the potential rewards of risky decisions at this stage in their life. It’s not that they don’t understand the negative consequences, but they struggle to regulate those impulses that lead them to take risks because the potential reward is too great“…

Il y a cependant un risque que les étudiantes et étudiants universitaires prennent très au sérieux: le risque d’être rejeté par leurs pairs.

“Ainsi, s’ils voient quelqu’un qu’ils respectent ou admirent, ou qui est perçu comme ayant un certain pouvoir social, ignorant les directives de distanciation sociale ou assistant à une fête, ils peuvent hésiter à dénoncer cette personne – critiquer un autre étudiant pourrait signifier l’ostracisme”, croit M. Locke. [Traduit avec www.DeepL.com]

“L’approbation des pairs est de plus en plus importante tout au long de l’adolescence, et les jeunes adultes dépendent de leurs liens sociaux pour construire leur identité.” [traduit avec Deepl.com]

Une autre dimension du problème est que les adultes responsables envoient des signaux contradictoires aux jeunes. Outre les premières informations ayant circulé au printemps à l’effet que les jeunes infectés ne développaient peu ou pas de symptômes, le seul fait de rouvrir les campus en période de pandémie peut leur donner l’impression que les risques ont diminué. “La plupart des campus universitaires sont littéralement conçus pour promouvoir l’interaction sociale” [Traduit avec www.DeepL.com], rappelle la professeure Schacter. Quant à Mme Alvord, celle-ci déclare d’ailleurs que les universités doivent partager avec les étudiantes et étudiants la responsabilité d’assurer la sécurité des personnes présentes sur le campus. Le fait de rejeter la faute sur les étudiants pourrait susciter une rébellion.

Il apparaît déjà évident que les institutions qui demandent aux étudiantes et étudiants de s’abstenir complètement de toute interaction sociale ou qui les menacent de suspension ou pire ne parviendront pas à convaincre ces derniers. Cela n’a pas non plus fonctionné avec d’autres comportements à risque comme la conduite en état d’ivresse ou les relations sexuelles non protégées, ajoute la professeure Schacter. À Penn State, on a plutôt tenter de valoriser des comportements où l’on prend soin des autres et de la communauté, explique M. Locke.

Source: Andrew, Scott, « The psychology behind why some college students break Covid-19 rules », CNN, 24 août 2020

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Jean-Sébastien Dubé

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