Des robots en soutien à l’apprentissage ?

Ma collègue Sonia Morin me fait part d’un article qui met en évidence certaines avancées récentes en lien avec le sujet en titre, tout en posant des questions fondamentales sur l’impact de ces technologies dans l’enseignement et l’apprentissage.  Comme nous l’avons souligné dans des articles précédents, des expériences avec des robots informatiques sont en cours dans plusieurs universités prestigieuses.  C’est notamment le cas de Georgia Tech où l’institution a testé l’intégration d’un assistant virtuel (basé sur la plateforme Watson d’IBM), chargé de répondre aux questions et d’échanger avec des étudiants aux études supérieures dans les forums de discussion d’un cours:

This summer, Georgia Tech, a university in Atlanta in the US, deployed a teaching assistant called Jill Watson for one of its postgraduate courses. Except that Jill Watson was really a robot, who helped students and answered their questions in an online forum, without revealing her cyber-identity.

Quoique les responsables ont souligné que l’outil a effectivement permis aux 300 étudiants inscrits au cours – qui traitait incidemment de l’étude de l’intelligence artificielle – d’obtenir plus rapidement des réponses à leurs interrogations que s’ils avaient interpellé le professeur ou l’un de ses 8 auxiliaires d’enseignement, on se questionne parallèlement sur l’adaptabilité de l’intelligence artificielle derrière le service ainsi que la perception des étudiants qui reçoivent une rétroaction de la part d’une machine plutôt que d’un être humain dans différents contextes de formation.

Qu’en est-il des aspects relationnels tels que l’empathie, ou d’interventions plus complexes qui permettraient d’amener les étudiants à développer une réflexion approfondie sur différents sujets? Est-ce que ces technologies émergentes deviendront suffisamment sophistiquées pour venir éventuellement remplacer l’enseignant?  Plusieurs sont sceptiques devant ces développements et soulignent que le rôle de l’enseignant ne peut pas être complètement automatisé:

Entrepreneur Nell Watson told the OEB conference that despite describing herself as a « happy clappy evangelist » for artificial intelligence, the role of teacher would not be replicated by a robot. Cultivating the whole person and helping them to « blossom » was not something that was going to be achieved by an algorithm, she said. And she doubted whether a computer could appreciate the work of an innovative student who thought outside the conventional questions and answers.

À leur défense, les fournisseurs de services ne vont pas jusqu’à prédire que leurs algorithmes, qui sont encore à l’étape expérimentale, pourront éventuellement se substituer à l’enseignant.  Toutefois, ces algorithmes peuvent être efficaces pour appuyer les efforts des enseignants en lien avec le développement de la formation à distance, le développement de tutoriels interactifs ou encore pour assister les étudiants à réviser la matière.  Le tout en incluant certains éléments d’évaluation et de rétroaction sur la progression des étudiants:

 This project is still in the laboratory phase, but there are plans to begin rolling it out more widely next summer, with Pearson and IBM having signed a partnership. It’s not going to replace a conventional teacher, but it’s an indication of how online courses and revision tutorials could develop, with testing and feedback all wrapped up together.

Sources:
Coughlan, Sean. Could robots be marking your homework?, BBC News, 14 décembre 2016.

Maderer, Jason. Artificial Intelligence Course Creates AI Teaching Assistant: Students didn’t know their TA was a computer. Georgia Tech News Center, 9 mai 2016.

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