Le fonctionnement de la surveillance d’examens en ligne

Article intéressant du Chronicle of Higher Education sur l’industrie montante de la surveillance d’examens via webcam par des compagnies tierces, comme ProctorU, Kryterion, Software Secure.  On comprend mieux le fonctionnement de cette surveillance qui prend de l’importance, compte tenu du développement des MOOC et de la formation en ligne en général.  Outre la passation de tests dans des centres physiques prévus à cet effet (comme ceux de Pearson VUE), c’est la façon principale de contrôler si la personne qui est évaluée à distance ne triche pas.

The emergence of massive open online courses has brought new attention to ensuring integrity in a global online classroom. The American Council on Education, a Washington-based group that advises college presidents on policy, recently put ProctorU’s protocols under the microscope as part of its review of five MOOCs from Coursera.

« In general our standard was that we wanted to see something that was at least as good or better than what you would see in a large lecture class, » said Cathy A. Sandeen, vice president for education attainment and innovation at the council. That was the basic guidance the council gave the professors it enlisted to judge whether students who succeed in the Coursera MOOCs should be awarded transfer credit from degree-granting universities. All five courses earned a seal of approval, in what was a big moment for ProctorU and for online proctoring in general.

Ainsi, on y découvre que…

  • il n’y a pas de cadre réglementaire aux États-Unis qui précise comment un examen doit être surveillé, outre la nécessité d’un mot de passe sécurisé;
  • les surveillants examinent essentiellement les mouvements oculaires et le langage corporel pour détecter tout signe anormal pendant toute la durée d’un test;
  • les surveillants peuvent prendre le contrôle de l’ordinateur de l’étudiant par l’installation d’un logiciel;
  • se lever de son poste de travail ou répondre au téléphone n’est pas automatiquement considéré comme de la triche, mais suscitera un rapport qui sera transmis à l’institution;
  • la surveillance n’est pas que vidéo. Elle est audio aussi, pour attraper des étudiants qui se ferait souffler les réponses par des co-conspirateurs;
  • chez ProctorU, on demande à l’étudiant de tendre un miroir devant sa caméra pour s’assurer que les environs de son ordinateur ne comptent pas de post-its ou autres notes illégales;
  • on n’a pas le droit de porter un masque pendant un examen, puisqu’il pourrait contenir un micro (et, on le suppose, rendre difficile l’authentification de la personne);
  • les surveillants sont eux-mêmes surveillés par leurs superviseurs, pour éviter toute collusion.

Les surveillants ne peuvent, eux, travailler de la maison.  Cela afin d’éviter toute distraction.   Ils se rendent à un centre d’appel, d’où ils opèrent en quarts de travail de quatre heures (scruter ainsi des gens peut-être exigeant et lassant), bien que certains alignent deux quarts l’un à la suite de l’autre.   Ils sont payés entre 15 et 25$ de l’heure.

Source: Kolowich, Steve, « Behind the Webcam’s Watchful Eye, Online Proctoring Takes Hold« , The Chronicle of Higher Education, 15 avril 2013

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