Pour internationaliser les cursus, il faut mesurer l’atteinte d’objectifs d’apprentissage reliés

Trouvé dans le University World News, le compte-rendu d’une discussion avec le Pr John K. Hudsik qui a été doyen des études et des programmes internationaux à la Michigan State University. Ce dernier participait à la Teaching and Learning Week de la University of Queensland (UQ) à Brisbane en Australie.  Hudsik est l’auteur de Comprehensive Internationalisation: From Concept to Action (2011, 42 p., document PDF), un rapport sous l’égide de la NAFSA, une association d’éducateurs internationaux.  Hudsik était venu rappelé à l’auditoire australien que “You can’t have comprehensive internationalisation without internationalisation of the curriculum ».
Sans négliger la recherche (souvent privilégiée par les institutions à cause des classements internationaux), Hudsik estime la mission principale des universités est de « produire des diplômés qui peuvent vivre, travailler et contribuer à titre de citoyens productifs dans un contexte mondial de plus en plus fluide et sans-frontière » [traduction libre].  Cela signifie qu’elles doivent « offrir à tous les étudiants des opportunités de développer des perspectives internationales et des compétences de communication interculturelle » [traduction libre].  Or, la mesure de tels objectifs d’apprentissage n’est souvent pas prise en compte dans l’évaluation de l’efficacité d’une stratégie d’internationalisation:
« The measures of successful internationalisation utilised across many universities concentrate on input and output factors, often excluding learning outcomes and the student experience. That is, they focus on activity and not results as indicators of quality.
Neglecting to measure the impact of internationalisation on students and concentrating on ‘activity’ while excluding learning outcomes is as satirical as operating a hospital without patients. Universities are in danger of losing sight of their key stakeholders: undergraduate and non-research students. « 
Par ailleurs, l’internationalisation des cursus doit se faire en tenant compte des réalités disciplinaires: « …[I]t is often assumed that internationalisation intersects with teaching-pedagogy, assessment and learning across different disciplines in similar ways. This assumption is problematic. »  Il faut que les priorités institutionnelles tiennent compte de la diversité des priorités disciplinaires (i.e. ici encore, on nomme la recherche comme prioritaires dans plusieurs champs de connaissances).  Pour Hudsik, on doit favoriser une collaboration interdisciplinaire très large et un dialogue constant afin de soutenir les professeurs dans l’intégration de la dimension internationale à la formation.
Source: Whitsed, Craig, and Wendy Green, « Internationalisation begins with the curriculum« , University World News, No. 256, 26 janvier 2013
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