Pédagogique Technologique

La faible confiance envers formation à la distance aux États-Unis, obstacle à une rentrée virtuelle?

D’après Joseph Guarneri, cadre intermédiaire et conseiller aux étudiants au Mercy College de Stamford, Connecticut, les universités et les colleges américains n’ont qu’eux-mêmes à blâmer pour la méfiance que les étudiantes et étudiants (ainsi que leurs parents) entretiennent face à la formation à distance…

In the post-pandemic era, higher education institutions desperately need online programmes if they are to guard against declining enrolment numbers. But due to their long-standing aversion to online education, many colleges and universities are not equipped with reputable, marketable online degree programmes that will convince students to stay enrolled.

Pour lui, cette méfiance explique le choix de plusieurs institutions d’ouvrir les campus physiques et d’accueillir les étudiantes et étudiants en présentiel. Il estime cependant que cela constitue un important risque pour la santé des uns et des autres, compte tenu de la situation sanitaire prévalant cet automne aux États-Unis. [NDLR – Force est d’ailleurs de constater que plusieurs institutions américaines doivent refermer leurs campus dès les premières semaines suivant l’accueil en personne d’étudiantes et étudiants. Voir cet article.]

Toujours selon Guarneri, les institutions qui ont développé de la formation à distance ces dernières années l’ont fait “avec une motivation et des ressources limitées et sans une véritable compréhension des meilleures pratiques.” [traduit avec Deepl.com; notre emphase] Très critique, il estime que “[c]ela a conduit la plupart des programmes en ligne à devenir des expériences sans âme dans lesquelles les étudiants apprennent le contenu des cours dans la solitude et en discutent sur des forums de discussion insipides et dépassés.” Résultat? Les jeunes, leurs parents et d’éventuels employeurs restent très sceptiques envers les programmes offerts à distance.

Guarneri cite un article d’opinion du professeur Hans Taparia de la Stern School of Business à la New York University. Dans l’édition du 25 mai 2020 du New York Times, le professeur Taparia concluait: “Up until now, online education has been relegated to the equivalent of a hobby at most universities. With the pandemic, it has become a back-up plan.

Pourtant, “[i]l existe une multitude de recherches empiriques sur l’apprentissage en ligne, mais les institutions ne semblent pas les utiliser” [traduit avec Deepl.com; notre emphase]. Il en veut pour preuve le fait que la grande majorité (jusqu’à 95 %) des programmes avec des cohortes importantes soient offerts de manière entièrement asynchrone (en différé), alors que “this approach is the exact opposite to what is suggested in the research literature, which advocates high levels of faculty-student interaction“.

Ainsi, le printemps dernier, lorsque la pandémie a forcé le passage à la formation à distance (souvent au moyen de Zoom ou de logiciels équivalents) “l’inexpérience des établissements en matière d’enseignement synchrone a […] conduit à des expériences d’apprentissage moins que souhaitables pour de nombreux étudiants – et ils l’ont remarqué” [traduit avec Deepl.com; notre emphase]. Guarneri considère donc qu’il ne faut pas se surprendre du fait que les inscriptions soient en baisse un peu partout au niveau postsecondaire.

Et il en conclut…

Put simply, if universities and colleges had invested in better online education programmes, much of the trepidation students and their parents are having about the autumn semester would have been assuaged. And institutions would have a more stable, more transparent and safer way to continue their educational missions.

Sources:

Diep, Francie, “Chapel Hill and Notre Dame Are Just the Beginning“, The Chronicle of Higher Education, 19 août 2020.

Guarneri, Joseph, “Prejudice against online learning is forcing US campuses to reopen“, Times Higher Education, 12 août 2020 [l’accès à l’article requiert une inscription]

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Jean-Sébastien Dubé

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