Le nombre de Français inscrits dans les universités québécoises stagne

Les étudiants français viennent toujours étudier au Québec, malgré une hausse importante de leurs frais de scolarité, mais le nombre d’inscriptions stagne, selon les données les plus récentes du ministère de l’Enseignement supérieur obtenues par La Presse Canadienne.

Depuis 2015, au nom du retour à l’équilibre budgétaire, les étudiants français inscrits au baccalauréat dans une université québécoise ne bénéficient plus de la réciprocité qui leur permettait de payer les mêmes frais de scolarité que leurs camarades d’ici, comme c’était le cas auparavant en vertu d’une entente avec les gouvernements français et québécois signée en 1978.

Ils sont désormais assujettis aux mêmes grilles de tarifs que les étudiants canadiens hors Québec. Leurs frais de scolarité sont donc passés de près de 2300 $ à environ 7000 $ par année à plein temps.

« L’engouement ne se tarit pas, sauf que la croissance semble avoir été stoppée. Un tableau informationnel fourni par le ministère de l’Enseignement supérieur permet de constater qu’en 2015, ils étaient 10 272 Français à s’inscrire au premier cycle à l’automne, comparativement à 10 104 en 2014, soit à peine 168 étudiants de plus.

À titre de comparaison, entre 2010 et 2014, les inscriptions en provenance de la France sont passées de 5822 à 10 104, soit une hausse de pratiquement 74 % en cinq ans. »

Malgré des critiques du Parti québécois, la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, a alors refusé de s’engager à ne pas hausser davantage les frais de scolarité des étudiants étrangers. Elle a déclaré qu’elle attendait les résultats d’une étude d’impact avant de proposer une réforme.

Source :  Bergeron, Patrice (La Presse Canadienne), « Droits de scolarité : le nombre d’étudiants français stagne », La Presse, 4 juillet 2016.

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