La génération K ou la génération Z anxieuse

Ce portrait sombre de la génération Z fait contraste avec les reluisantes présentations des firmes de ressources humaines et de marketing.

La génération K, telle que nommée par l’auteure, fait référence à l’héroïne Katniss Everdeen, des livres et des films Hunger Games, dans lesquels elle doit affronter seule un monde sombre et sans lendemain. Son point de vue repose sur une étude qu’elle a menée auprès de 2 000 adolescents des États-Unis et du Royaume-Uni.

“I think The Hunger Games resonates with them so much because they are Katniss navigating a dark and difficult world,” says Hertz, who interviewed 2,000 teenagers from the UK and the US about their hopes, fears and beliefs, concluding that today’s teens are shaped by three factors: technology, recession and coming of age in a time of great unease.
Sarah Hughes, In debt, out of luck: why Generation K fell in love with The Hunger Games, The Guardian, 31 octobre 2015.

Cette génération K est par conséquent peu optimiste face à son avenir. Les jeunes appréhendent une économie chancelante, des conflits dus aux inégalités sociales (origines ethniques, religions, etc.) et font peu confiance aux institutions politiques et financières.

This generation does not believe that life is a meritocracy. In fact, not one teenager surveyed agrees with the statement that “society is fair and everyone has an equal chance”. Instead, they believe that it’s the colour of their skin, their sex, their parents’ economic status and their social standing that will determine their future.

Curieusement, cette jeunesse adhère aux idées véhiculées par le candidat démocrate Bernie Sanders qui brille par son authenticité. Le politicien réussit à rallier la désillusion dans un projet collectif, un idéal à atteindre ensemble. Ces individus ont besoin de se retrouver autant en étant constamment connectés grâce à la technologie, mais aussi en se rassemblant physiquement dans des événements.

In a world in which virtual communication is now the standard, face-to-face interactions come at a premium. Eighty per cent of those I have surveyed prefer spending time with their friends in person rather than on the phone or online.

Ce qui pourrait donc nous faire dire que la formation à distance n’est pas un pari gagné d’avance avec cette nouvelle génération.

But authenticity and connection are not the only concepts at a premium. Members of Generation K increasingly value things they can actively co-create. It is a generation of makers, creators and inventors. […] Producing something themselves has value for this generation. It resonates with their desire to be self-sufficient, and to have physical experiences in a digital world.

En produisant eux-mêmes leurs biens et services, ils se réalisent et se valorisent dans l’optique d’être pratiquement autosuffisants. Bref, de ne plus dépendre du monde qui les entoure. De survivre.

Source : Noreena Hertz, Think millennials have it tough? For ‘Generation K’, life is even harsher, The Guardian, 19 mars 2016.

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