Discuter de ses erreurs avec ses pairs pour le bénéfice de tous

Science Daily rapporte une étude sur la discussion entre médecins de leurs erreurs médicales. Parmi les multiples constats rapportés, on y insiste sur l’importance que la discussion mène à l’apprentissage autant chez la personne qui a fait l’erreur que chez celle qui écoute le récit. Même les erreurs qui n’ont pas mené à des conséquences graves vaudraient la peine d’être partagées, puisque les « quasi-incidents » peuvent permettre de tirer des leçons au même titre que les événements à l’issue moins heureuse.  Les médecins qui ne discutent pas de leurs erreurs avec autrui, se croyant suffisamment auto-critiques, rateraient des occasions d’enrichir leur perspective sur leur pratique.

En généralisant les résultats de cette étude, on peut poser que la professionnalisation bénéficie bien sûr d’une prise de recul par la réflexion critique sur sa propre pratique, mais que cette réflexion peut être bonifiée par des échanges avec les pairs. En entraînant les futurs professionnels au partage en collégialité de leurs difficultés, et ce dès la formation initiale, on implante une habitude saine pour le développement professionnel continu.

Cet article va un peu dans le même sens que celui que je citais dans un billet précédent sur l’Éveilleur, qui s’attardait aux médecins qui avaient conscience de leurs erreurs par rapport à ceux qui n’en avaient pas conscience.

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