L’évaluation comme dernière source de revenu des universités

Marc Couture me fait suivre un court et provocant billet du professeur George Siemens (Athabasca University) sur eLearnspace intitulé « What will universities monetize in the future? ».  Puisque les contenus (contenus libres) et l’enseignement (MOOC) sont disponibles ouvertement sur le Web, souvent gratuitement, quelle valeur-ajoutée pourront offrir les universités pour laquelle les gens seront prêts à payer?  Pour Siemens, la réponse est dans l’évaluation des apprentissages permettant d’identifier les lacunes dans les connaissances des individus et de leur offrir des parcours pour combler ces lacunes.

…[I]nstead of monetizing learning, content, and teaching, universities in the future will monetize assessment and the process of filling learner knowledge gaps. Content is largely free/open. Teaching is becoming more free/open. If something can be duplicated with only limited additional expense, it cannot serve as a value point for higher education. Creating personalized and adaptive learning processes that account for the personal knowledge graph of a learner is, and likely will continue, to be a source of value economically for universities.

Toutefois, des commentateurs critiquent cette vision.  L’un croit plutôt que c’est la relation unique entre un enseignant et un étudiant qui ne peut être répliquée, alors que la personnalisation des connaissances à acquérir (adaptive learning) pourrait être automatisée avant longtemps.  Un autre estime que oui, l’évaluation est bien cette dernière source de revenus, mais que les universités évaluent de manière inconsistante, sans imagination et évaluent peu l’apprenant.  Il s’inquiète que d’autres organisations soient plus aptes à prendre ce relais.

Source:  Siemens, George, « What will universities monetize in the future? », eLearnspace, 13 mars 2014

 

 

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