Améliorer l’expérience sensorielle sur format numérique

Une étude menée par le Centre de lecture de l’Université de Stavanger de Norvège confirme que la lecture sur un format papier reste encore la meilleure façon d’appréhender et de bien comprendre un texte.

L’étude menée par des chercheurs norvégiens et canadiens a été réalisée auprès de 72 étudiants à qui ont a demandé de lire deux textes soit sur format papier ou numérique. Les résultats révèlent que les étudiants qui ont été exposés aux textes papier ont obtenu de meilleurs résultats au test de compréhension de lecture que ceux ayant été exposés aux textes en format numérique.

Il semblerait que le fait de pouvoir utiliser tous nos sens lors de l’acte de lecture (sentir le poids du manuscrit, respirer l’odeur de l’encre, manipuler l’objet physique, en voir le nombre de pages) faciliterait la compréhension du texte dans la mesure ou ce format permet plus aisément la construction d’une carte mentale, ce qui aide et améliore la qualité de compréhension de lecture.

Par ailleurs, il ressort que la vitesse de lecture soit elle plus rapide sur un format numérique que sur format papier.

L’une des chercheuses, Mme Anne Mangen conclue qu’il est primordial, étant donné la généralisation des formats numériques, d’orienter le développement d’outils « … qui permettront d’augmenter l’expérience sensorielle des lecteurs pour assurer leur compréhension du contenu ».

Sources: 

Loiselle, Mélanie, « Lire sur du papier pour mieux comprendre« , Le Devoir, 16 août 2014.

Christensen, Arnfinn, «Paper beats computer screens», ScienceNordic, 13 march 2013.

Semer la confusion pour mieux faire apprendre?
Les exposés magistraux à l'agonie? Pas si vite...

Commentaires

  1. Intéressant, mais j’ai quelques réserves en lien avec la méthodologie ainsi que l’interprétation des résultats de l’étude de Christensen. Lire sur un écran standard (i.e. un ordinateur, une tablette) est une chose, lire avec un appareil dédié à la tâche (une liseuse à encre électronique) en est une autre: la variable « distractions possibles » me semble donc peu ou pas du tout contrôlée dans ce contexte. L’article n’explique pas non plus comment le « schéma mental » se forme, et en quoi le processus est différent selon le médium utilisé.

    Une chose qui est intéressante dans son article est la référence à l’écriture cursive VS la prise de notes au clavier. J’ai commenté récemment un article présentant les résultats d’une recherche qui présente des limitations apparentées: http://www.vox.com/2014/6/4/5776804/note-taking-by-hand-versus-laptop. Comparez le verbatim et la schématisation de concepts clés me semble un peu faible…

Exprimez-vous !

*