Payer pour ses études avec de la monnaie virtuelle?

L’Université de Cumbria au Royaume-Uni devient la seconde université, après l’Université de Nicosie en Chypre, à accepter de la part de leurs étudiants la monnaie virtuelle Bitcoin en guise de paiement pour les frais de scolarité.  Bitcoin a fait son apparition sur Internet en 2009 et depuis son introduction fait beaucoup jaser les analystes, autant du domaine des sciences de l’économie (qui suivent de près son impact sur les marchés traditionnels) que de l’informatique (intéressés par les moyens disponibles pour la création de la monnaie et ses propriétés cryptographiques).  Au moment d’écrire ces lignes, 1 Bitcoin valait environ $950 dollars américains sur le site d’échange Mount Gox, ce qui en fait une solution attirante pour des individus moins fortunés mais ayant réussi à obtenir des Bitcoins par différents moyens (échanges, dons, création sur son poste de travail à l’aide de logiciels et de matériel spécialisés), ainsi que pour les institutions prêtes à assumer le risque associée aux fluctuations de la valeur de la monnaie.

Le Bitcoin était originalement voué à une utilisation plus modeste, soit un moyen d’échange entre Internautes voulant effectuer des transactions garantissant l’anonymat et échappant au contrôle des gouvernements (ce qui a d’ailleurs attiré l’intérêt des autorités policières à travers le monde investiguant des activités criminelles en lien avec l’échange de Bitcoins). Le site web Silk Road, réputé pour ce type de transactions, a d’ailleurs été saisi par les autorités américaines l’an dernier. Vu le succès du Bitcoin, des alternatives de moindre valeur sont depuis apparus sur le web, le plus important étant Litecoin et ses dérivées (dont une version parodiée dénommée Doge Coin, en honneur du « meme » du même nom mettant en vedette un chien!).

Sources

Interne: maîtrise avec concentration en jeux vidéo et ludification à l'UQAM
Médiacad: une solution de stockage et de gestion des médias

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