Littératie numérique: les étudiants ne sont pas aussi compétents qu’ils le croient

Un rapport résumant les résultats d’une série de trois sondages et entrevues effectués auprès d’étudiants de niveau universitaire, financé par l’Economic and Social Research Council, rapporte que ceux-ci ne seraient pas aussi compétents qu’ils le croient avec les technologies.  La recherche longitudinale a été effectuée par une équipe de professeurs de la Open University, menée par le Dr. Christopher Jones.  Ce dernier s’intéresse plus particulièrement aux questions liées à l’apprentissage en réseau dans les universités et dans la formation continue.  La recherche met en évidence l’impact des médias sociaux et leur effet distrayant sur le travail académique des étudiants qui les utilisent.  Quoique les étudiants sont confiants de pouvoir utiliser les logiciels requis dans le cadre de leurs études, ils démontrent dans les faits une pauvre connaissance du fonctionnement de ces outils, autant des logiciels de bureautique que des applications utilisées dans leur champ disciplinaire:

There was little difference in the reported IT skill levels between the sexes, except male students were more confident than female students in their use of spreadsheets, graphics, audio/video, computer maintenance and security. But university staff noted that while students had a wide exposure to technology, they often lacked an in-depth knowledge of specialised pieces of software.

Les différences générationnelles sont également mises en doute par les auteurs:

Our research shows that the argument that there is a generational break between today’s generation of young people who are immersed in new technologies and older generations who are less familiar with technology is flawed, » says Dr Jones. « The diverse ways that young people use technology today shows the argument is too simplistic and that a new single generation, often called the ‘net generation’, with high skill levels in technology does not exist.

La messagerie instantanée et les échanges sur les médias sociaux, par exemple Facebook, ainsi que la consultation d’images et de séquences vidéo sont les principales activités des étudiants.  Malgré la prolifération des appareils mobiles et des opportunités de travail collaboratif offerts par les outils Web 2.0 dans les cours, peu d’entre eux sont en mesure de démontrer leur maîtrise de l’utilisation d’outils dans ce contexte (blogues, wikis, mondes virtuels, etc.).  Plusieurs étudiants seraient d’ailleurs plutôt confus devant la multitude d’outils offerts par les universités pour encadrer leur apprentissage.  Doit-on être surpris de ces résultats?  Il faut croire que les offres de programmes des  formation visant à rendre les étudiants plus compétents en la matière seront bienvenues.

Source: Economic and Social Research Council Shaping Society, « Not all today’s students are ‘tech-savvy’ », 23 avril 2012.

 

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Commentaires

  1. Ghyslaine Lalande a écrit:

    Nous constatons la même chose dans notre projet d’hybridation de l’enseignement en gérontologie. Des étudiantes moins jeunes rapportent moins de difficultés à s’approprier les technologies.

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