Pédagogique Point chaud / en émergence

La faible densité de population comme nouveau principe organisateur de la mission de formation des universités

Pour Edward J. Maloney et Joshua Kim, les nouveaux principes selon lesquels les collèges et les universités organiseront l’ensemble des options d’enseignement et de vie étudiante pourraient très bien être basés sur la densité de population sur le campus, le temps et la séquence, les méthodes d’enseignement et d’apprentissage itératives, les fondements liés à l’apprentissage actif et à l’engagement, et les besoins et dispositions des étudiants, plutôt que sur place (sur le campus ou hors campus).  (Traduit avec DeepL puis ajusté)

Divers scénarios de densité de population sur le campus

  • La densité actuelle est de zéro sur le campus depuis la décision de fermer les universités pour des raisons sanitaires.  C’est la formation tout à distance.
  • Une faible densité signifierait que les étudiants et les enseignants reviendraient sur le campus mais en ayant développé différentes approches qui permettent le respect des mesures de distanciation sociale, par exemple; on penser ici à des approches de formation hybride (HyFlex course models).
  • Une densité normale correspondrait à ce qui existait avant la pandémie, à la différence cette fois qu’il faudrait avoir prévu un plan B pour un retour rapide à du tout-à-distance si la situation de la santé publique le requérait.

Selon les deux auteurs, la frontière entre le présentiel et le distanciel ne sera jamais plus aussi dichotomique qu’elle l’a été jusqu’à maintenant : tout un ou tout l’autre.  Un modèle qui tiendrait compte de la densité de population aura des effets à la fois sur comment les programmes seront organisés et offerts (nombre de crédits, nombre d’heures de classe et d’études, cheminements, types de programmes, statut étudiants…)  et sur comment la vie sur le campus s’organisera (résidences, équipes sportives universitaires, service de santé…).  Non seulement il sera important de conjuguer le curriculaire et l’extracurriculaire, mais il faudra également ajouter dans l’équation l’EDI (équité, diversité et inclusion), le bien-être étudiant, l’accessibilité et les accommodements.   

Par ailleurs, la traditionnelle approche centrée sur la transmission de contenus a été fortement ébranlée par la crise actuelle, car autant les enseignants que les étudiants ont réalisé à quel point cette approche ne convient pas à la distance.  Enseigner trois heures en ligne à des étudiants en ligne, ou s’enregistrer pendant trois heures (ou même « juste » deux heures) et rendre cet enregistrement disponible aux étudiants pour qu’ils l’écoutent au moment qui leur conviendrait, est tout sauf satisfaisant.  Il est devenu évident que les questions reliées à l’engagement des étudiants (et des enseignants ) dans les modalités de FAD devront être discutées afin que les apprentissages et l’enseignement soient significatifs.

Le modèle de densité de population que proposent Maloney et Kim pourrait aider les universités à planifier le futur dans un contexte où il y a encore beaucoup d’inconnu.  Leur modèle de densité de population sera l’objet de leur prochain livre. 

Chose certaine, des défis de taille attendent les gestionnaires universitaires, les enseignants et les étudiants dans la planification et l’expérience des prochains trimestres. 

Source

Maloney, Edward J. et Joshua Kim.  The Low Density UniversityInside Higher Ed.  15 avril 2020.

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Sonia Morin

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