Pour bien survivre à son premier trimestre universitaire

Caroline Rodgers, dans un article publié dans le journal La Presse du mercredi 21 septembre 2011, met en lumière plusieurs enjeux importants pour assurer la réussite scolaire dans le contexte d’un premier trimestre à l’université. La transition entre le cégep et l’université n’est pas aussi fluide qu’on pourrait le penser. La problématique vient notamment du fait que pour être considéré à temps plein, l’étudiant ne verra que douze ou quinze heures inscrites à son agenda. Il oublie souvent la réalité que chaque heure passée en classe entraîne par la suite trois heures de travail personnel par semaine. Lorsqu’on ajoute à cela les plages horaire de travail rémunéré, les besoins personnels ou les activités parascolaires, et pour certains même la conciliation études-famille, on commence à sentir une pression significative.

Ainsi on rappelle qu’il est important de se donner de bonnes méthodes de travail dès le départ et de dresser un portrait juste de la situation en mettant de l’avant ce qui fonctionne bien pour soi… ce qui peut ne pas être le cas pour notre voisin de classe ou notre colocataire.

On suggère fortement de réfléchir aux points suivants :

  • utiliser un planificateur de quatre mois et d’y inscrire tous nos examens et nos travaux à remettre pour voir d’un coup d’oeil les périodes les plus occupées;
  • nous assurer que notre temps de travail personnel correspond à notre efficacité réelle, soit le matin, l’après-midi ou le soir;
  • disposer d’un lieu de travail tranquille où il est possible de nous concentrer;
  • acheter dès le départ les livres et autre documentation nécessaire pour chacun des cours;
  • privilégier de courtes périodes d’étude, voire une heure à la fois, afin de mieux comprendre et intégrer la matière, plutôt que de l’apprendre par coeur sans discerner entre l’essentiel et les notions secondaires;
  • ne pas dépasser 10 heures de travail intellectuel par jour, incluant les cours, afin d’éviter l’épuisement avant  les examens;
  • nous accorder même ponctuellement des 24 heures sans aucun travail intellectuel;
  • nous méfier des distractions que peuvent représenter par exemple la mise à jour fréquente de notre page Facebook, la consultation des courriels dès qu’ils entrent, etc., ce qui déconcentre beaucoup et gruge du temps important.

L’idée de base est de ne pas nécessairement travailler plus, mais de surtout travailler mieux et de façon plus efficace. Ceci a même l’avantage de donner du temps pour plus de choses en bout de ligne sans avoir à faire des sacrifices difficiles.

Évidemment, on recommande en conclusion de ne pas hésiter à aller chercher des trucs ou des ateliers d’aide à la réussite auprès des services d’aide de chaque université. À l’Université de Sherbrooke, le Service de psychologie a mis sur pied il y a plusieurs années une série de rencontres abordant des thématiques comme les bonnes méthodes de travail, la gestion du stress et du temps, etc. On retrouve tous les détails sur la page de psychologie qui relève du Service à la vie étudiante.

Source : Rodgers, Caroline. « Mieux vaut partir à point », dans La Presse (Montréal), du mercredi 21 septembre 2011, cahier La Presse Affaires, ainsi qu’en ligne.

Une vidéo pour encourager à évaluer différemment
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