Plan économique du Québec 2016-2017 : favoriser la mobilité des étudiants québécois et retenir les étudiants étrangers au Québec

Le gouvernement québécois dévoilait, le 17 mars 2016 son budget et son plan économique 2016-2017 ainsi que son Plan pour la réussite en éducation et en enseignement supérieur (PDF).

Un premier investissement a pour but de développer l’internationalisation des programmes d’études :

Avec l’objectif de contribuer à la vitalité des collèges et des programmes d’études en région et à l’international, des montants de 5 millions de dollars en 2016-2017 et de 4 millions de dollars à compter de 2017-2018 sont prévus afin notamment d’accroître la mobilité des étudiants québécois et d’augmenter le rayonnement de l’enseignement supérieur par l’internationalisation des programmes d’études.

Caroline Senneville, la présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) critique sévèrement le peu de mesures annoncées au profit des universités :

« Alors que le gouvernement soutient que l’éducation est une priorité, en plus d’avoir récemment scindé son ministère en deux pour accorder une place distincte à l’enseignement supérieur, les mots cégeps et universités apparaissent à peine dans ce budget. Le seul moment où on met l’accent sur ceux-ci, c’est pour parler d’adéquation formation-emploi. Où est donc l’importance de l’apprentissage et de l’épanouissement ? Par ailleurs, les 13 millions visant à favoriser la mobilité des étudiants québécois sont bien maigres pour assurer une pérennité des cégeps en région »

Le deuxième investissement vise la rétention des étudiants étrangers et d’encourager l’entrepreneuriat. Actuellement, seulement le quart des étudiants étrangers finissent par déposer une demande pour obtenir leur certificat de sélection au Québec et le gouvernement trouve que ce n’est pas assez.

Les fonds dédiés de 2 millions sur trois ans à Montréal International iront à de la sensibilisation destinée aux universités pour s’assurer que les étudiants intéressés sont pris en charge et épaulés dans leurs démarches. L’aide de 400 000$ sur deux ans au programme entrePrism de HEC Montréal permettra quant à elle d’accompagner les étudiants dans leur démarrage d’entreprise et de développer de nouveaux outils pour leur venir en aide.

Sources :

Interne: _Penser la formation en gestion_ et autres ouvrages des PUM en accès libre
Harvard et Duke: Comment faire pour que la formation générale reste pertinente en 2016?

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