Le plagiat n’égale pas toujours un problème de reconnaissance de la contribution d’autrui

À la lecture de l’article de Canoë du vendredi 20 novembre 2009, on comprend qu’il ne peut être question à tout coup, lors d’un problème de copie partielle ou totale d’un travail, de la  problématique de reconnaissance de la contribution d’autrui. En effet, on donne comme exemple de plagiat le fait de resoumettre son propre travail, déjà évalué dans le cadre d’un autre cours, pour qu’il soit sanctionné de nouveau par un autre professeur. Par ailleurs, le fait de dire publiquement qu’une université comme l’UQAM affiche désormais une tolérance zéro en matière de plagiat va aider les autres institutions d’enseignement à emboîter le pas tout aussi ouvertement.

Voir l’article de Sébastien Ménard du Journal de Montréal, repris par Canoë, le vendredi 20 novembre 2009.

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Commentaires

  1. Gabrielle a écrit:

    Ce billet de Sonia dresse d’ailleurs un portrait des positions adoptées par bon nombre d’universités québécoises au regard du plagiat :

    http://www.ssfudes.com/veille/leveilleur/?p=1798

    Existe-t-il quelque chose de particulier à l’UdeS?

  2. Sylvie Hallé a écrit:

    Pour le peu que je sais de l’UdeS, c’est le site bâti à la suite de l’activité de novembre 2004 sur l’intégrité et la propriété intellectuelle (http://pages.usherbrooke.ca/carrefour/plagiat/), site que j’ai maintenu à jour jusqu’à l’an dernier en lui ajoutant ponctuellement des nouvelles sources bibliographiques sur le sujet dans la partie Documentation.

    C’est d’ailleurs étonnamment la principale source qui ressort lorsqu’on fait une recherche avec le mot plagiat sur le site de l’UdeS. Il n’y a pas de politique, règlement ou directive venant de la Direction de l’UdeS qui émane à la suite de la recherche… cela peut paraître préoccupant.

  3. Sonia Morin a écrit:

    Le cas relevé apr Sylvie n’est pas un cas de plagiat mais plutôt de triche. On confond souvent les deux, peut-être parce que le plagiat est une forme de triche. Par contre, on associe de plus en plus à la définition du plagiat la notion d’originalité, elle-même passablement ébranlée par Internet. Probablement pour faire face à un phénomème en émergence : la soumission simultanée d’un même article scientifique (ce qui n’est pas forcément bien différent d’un même travail pour plusieurs cours) à plusieurs revues scientifiques… Une réflexion s’impose ici sur ce phénomème lié aux possiblités exponentielles d’accessibilité, de reprise sur des dizaines de reseaux sociaux offertes par les TIC… Notre rapport au texte est en voie de transformation et ce, à un point qu’il est encore impossible de mesurer : originalité, unicité, autorité, propriété… tout est touché! La seule chose dont on puisse être sûr en ce moment, c’est qu’il faut questionner nos vieux réflexes à la lumière de cette nouvelle ère de l’information.

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