Le plagiat académique : le système est embourbé

L’article de Michelle Bergadaà, « Une situation saugrenue », publié le 9 janvier 2009 dans Culture et Société – Sciences de l’homme, est une véritable charge contre l’affolement du système devant l’ampleur du phénomène du plagiat.  Mme Bergadaà, professeure à la Faculté des sciences économiques et sociales de l’Unveristé de Genève, est responsable d’un site Internet intitulé Internet: Fraude et déontologie selon les acteurs universitaires « dédié à tous les professeurs, assistants et étudiants qui refusent de fermer les yeux sur la fraude pratiquée via Internet et le plagiat des mémoires et des thèses ».  Si, au départ, le site se penchait sur le plagiat dans les productions des étudiants en recherche, aujourd’hui plus de la moitié du site porte sur le plagiat parmi les chercheurs.  Une situation désolante, aux dires de Mme Bergadaà. 

Cet article a le mérite de poser quelques bonnes questions :

  • la responsabilité des professeurs qui ne remettent pas en question leur manière d’enseigner et de diffuser le savoir;
  • les nouvelles formes de travaux, dont la thèse par articles n’est qu’un exemple, qu’elle compare à un jeu de Lego, et l’évaluation des  compétences informationnelles et rédactionnelles des étudiants;
  • les risques pour le plagieur et le plagié si un cas de plagiat est soupçonné;
  • le nécessaire questionnement à faire sur la relation entre le plagiat via Internet sur la façon de faire de la recherche et de produires de nouvelles connaissances.

À lire absolument.

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Commentaires

  1. Intéressant, surtout la partie sur l’impact que peut avoir l’usage des réseaux et de l’Internet: non pas seulement en tant qu’outils facilitant le plagiat, mais également une façon d’accélérer la détection et, potentiellement, la notification par le lectorat de cas évidents de plagiat.

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