Et si demain on ne découvrait le monde que par la vidéo…

Un dossier très percutant sur Futura-Techno intitulé « Quand YouTube remplacera Google » notamment la section « Tout contenu peut-il devenir une vidéo? ».  Quelques phrases chocs:

« Les plus jeunes ont tendance à utiliser YouTube comme moteur de recherche, c’est-à-dire à regarder les contenus du web seulement sous l’angle vidéo, comme si les contenus textuels n’existaient pas ou plus. Pour eux, une grande partie de leur expérience du web s’arrête aux vidéos qu’ils y trouvent. »

« Après ce qui tenait naturellement de la vidéo (clip, pub, émissions de télé, interviews…), celle-ci arrive sur de nouveaux champs, comme le montrent par exemple ces vidéos de chercheurs qui rendent accessibles sous forme visuelle leurs résultats de recherches ou ces tutoriels en vidéo (sur un spectre grandissant de sujets) qui remplacent de plus en plus les communiqués de presse, les articles et les guides d’antan. »

« Assurément, à bien y penser, il y a là une transformation culturelle forte que l’invention du cinéma et de la télévision n’avaient fait que préfigurer. Si YouTube est l’après Google, nous allons pouvoir remiser nos claviers. Mais nous risquons d’y perdre quelque chose. Cette impression de devenir toujours plus consommateur qu’acteur des contenus que l’on visionne, non pas parce que nous serions moins capables de produire des vidéos que des textes à l’avenir (nous nous adapterons), mais parce que le visionnage semble toujours plus passif qu’un temps de lecture. »

L'importance sous-estimée du design d'information (en éducation et ailleurs)
Un dossier sur le livre électronique

Commentaires

  1. Une autre bonne raison pourquoi Google a acheté YouTube… 😉

  2. echamberland a écrit:

    Si on dit qu’une image vaut mille mots, à 24 images/secondes, ça fait beaucoup de mots! 😉

    La vidéo permet de transmettre beaucoup plus facilement certaines notions. Je crois que c’est un passage intermédiaire qui nous mènera vers une croissance du recours aux média interactifs. Un des côtés positifs de l’accessibilité des outils d’édition vidéo est que des gens ordinaires produisent eux-mêmes, et sont donc actifs. Les profs peuvent prendre avantage de la vague en faisant produire de courts vidéos à leur étudiants, ce qui les place en apprentissage actif à travers un médium qui ajoute un caractère ludique à l’exercice.

    Il y a souvent une ruée quand une technologie devient accessible, suivi d’un retour du balancier. Et il y a inévitablement des gens qui annoncent la fin des technologies précédentes. Puis une autre technologie encore plus nouvelle vient transposer le débat sur elle-même. On se dit alors que la précédente n’était pas si pire à bien y penser. Qu’elle a de grands mérites dont on ne voudrait pas se passer, surtout qu’elle est maintenant intégrée et son usage mieux dosé. C’est un cycle.

    Je vais faire un petit article sur ce que Clay Shirky a à dire à ce sujet.

Exprimez-vous !

*