Intervenir pour favoriser la réussite étudiante : le difficile retour du congé des Fêtes

Un seuil critique en matière de persévérance aux études se situe au retour du congé des Fêtes. Une recherche menée par Todd Stinebrickner, professeur à l’Université Western Ontario démontre qu’environ 40% des étudiants qui abandonnent le programme auquel ils étaient initialement inscrits le font parce qu’ils ne réussisent pas aussi bien qu’ils le prévoyaient, notamment parce qu’ils sont mal préparés à la charge de travail requise.

La Presse Canadienne fait état d’une série de mesures prises par diverses universités canadiennes destinées à ces étudiants à risques; on établit un contact avec les étudiants et leurs familles avant que ne débute le premier trimestre d’études, on offre des cours de type Réussir en… aux nouveaux inscrits. De son côté, l’Université d’Ottawa cible les étudiants de première année dont les premiers résultats sont décevants pour leur offrir un encadrement plus serré et un soutien approprié aux difficultés qu’ils rencontrent

En tous les cas, il s’agit d’intervenir avant que l’étudiant ne soit placé en situation d’échec. Aux dires des responsables, l’échec pèse lourd sur la motivation de l’étudiant; en intervenant trop tard, l’étudiant se retrouve en face à une pente plus difficile à remonter.

L’article conclut cependant en rappelant les données liées à l’attrition doivent être traitées avec prudence; le départ d’un étudiant ne signifie pas forcément qu’il abandonne ses études. Aux dires de Richard Wiggins, directeur de la recherche sur les services aux étudiants au Higher Education Quality Council of Ontario, abandonner un programme peut être la bonne décision à prendre :

« There are times when going and realizing the fit isn’t right for you and deciding that maybe you’re going to finish the courses you’ve already started but then switch elsewhere … is actually a better decision. »

Source : Presse Canadienne, « Universities battle ‘Christmas graduates’ dropout trend », CTV News, 30 octobre 2011.

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