Technophobe ou sage?

Pavé dans la mare de la techno-pédagogie ou retour aux valeurs universitaires, Michel Filion, professeur à l’UQO, résiste à l’intégration d’outils multimédia à l’enseignement pour satisfaire une clientèle hypertechnologique.  Devrait-on l’inviter à débattre?  Quoi qu’on peut probablement trouver des personnes ayant ce même point de vue à l’UdeS.  En tous les cas, il dit tout haut ce que plusieurs pensent sans doute tout bas et contribue à faire avancer la discussion…

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Commentaires

  1. Résister à l’utilisation de Powerpoint dans son cours n’est pas en soi un défaut ni un indice de résistance systématique à toute forme de technologie. Un bon cours magistral a toujours sa place et peut très bien se passer d’un soutien visuel constant, surtout si l’animation des activités pédagogiques retient l’attention de l’étudiant!

    Par contre, la conception de la connaissance de M. Filion est vouée à un changement en profondeur… Le professeur est effectivement mieux placé pour guider l’apprenant dans bien des cas, mais parallèlement il devient de plus en plus évident que ces derniers sont en mesure de guider leur propre apprentissage. La démocratisation de l’accès à des ressources qui dépassent la simple information (simulations interactives, engins de recherche intelligents, communautés d’apprenants, etc) supporte cet argument. Et on ne peut passer à côté de ces modalités sans l’utilisation des technologies.

  2. echamberland a écrit:

    M. Fillion dit vrai, mais il occulte une partie de l’histoire. Il décrit ce qu’il voit depuis son propre point de vue. Il tient en fait deux positions. l’une, avec laquelle je suis entièrement d’accord, veut qu’il ne faut pas réduire l’enseignement universitaire au clientélisme : si on transforme notre enseignement au gré des humeurs des étudiants, on ne fait pas notre travail comme institution.

    Sa deuxième position tient à l’utilisation des TIC en classe, qui serait au mieux inutile, au pire une nuisance. Je crois que la réalité de l’enseignement est assez diversifiée pour dire que si cette position fonctionne pour lui, ça ne veut pas dire qu’elle tienne pour tous les profs.

    À lire l’article, M. Fillion semble être un excellent communicateur, capable de facilement captiver l’attention de ses étudiants. Or, ce n’est pas le cas de tous les profs. Certains brillants professeurs ayant des personnalités différentes n’auront peut-être pas la même facilité à rendre les choses claires et intéressantes pour des étudiants néophytes.

    Pour certains, le recours aux technologies est un appui qui rehausse la qualité de leur enseignement. Pour d’autres profs aussi doués que M. Fillion, les technologies sont une façon d’aller au-delà de ce qu’ils peuvent faire avec leur seule prestation magistrale. Enfin, certains domaines ou certaines connaissances se démontrent parfois mieux avec des outils technologiques comme des animations, des simulations ou des applications multimédia interactives.

    Par ailleurs, il utilise un argument fallacieux selon lequel si on a pu enseigner sans les technologies pendant des siècles, on peut très bien s’en passer aujourd’hui. C’est un peu comme de dire qu’on devrait se passer de l’électricité puisque nos ancêtres ont passé des siècles à s’éclairer à la cire ou à l’huile!

    Bref, M. Fillion nous dit que SA recette est un succès sans les TIC. Ça ne veut pas dire qu’aucune recette avec des TIC n’est valable. Et ça ne veut pas dire que toutes les recettes peuvent se passer des TIC sans y perdre au change.

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