Les programmes d’études supérieures à visée professionnelle… Oui, mais à quel prix?

Paru le 29 août dernier dans Inside Higher Ed, un billet fort critique de Lee Skallerup Bessete portant sur la mutliplication des programmes d’études supérieures à visée professionnelle. Il insiste notamment sur la charge supplémentaire que de tels programmes représentent pour les professeurs.

Le billet met en lumière :

  • la difficulté de recruter; bien qu’on évoque « une demande du marché », les étudiants prêts à s’engager dans une maîtrise de ce type ne sont peut-être pas si nombreux, si l’on considère les options qui s’offrent réellement à eux;
  • la grande variabilité dans le profil des nouveaux étudiants; sont-ils vraiment préparés à la poursuite d’études supérieures?
  • l’arrimage parfois difficile de nouveaux programmes à visée professionnelle dans des environnements (structures, modalités d’enseignement, personnel enseignant) initialement prévus pour des programmes à prédominance disciplinaire.

Les commentaires qui suivent le texte sont nombreux à contester les aspects les plus critiques du billet (notamment le fait que le développement de tels programmes soit « imposé » aux professeurs par les dirigeants universitaires), mais reste que l’auteure soulève des questions importantes, autant pour les directions concernées que pour les professeurs impliqués dans le développement de tels programmes.

Source : Lee Skallerup Bessete, « Not So Fast”, Inside Higher Ed, 29 août 2011.

Interne : L'Université Laval... à Montréal
Interne : Le développement de la formation continue à l’UdeM

Commentaires

  1. Eric Chamberland a écrit:

    Il y a une analogie à faire avec le sujet de la troisième puce (arrimage des programmes professionnalisants avec environnement existant) et la montée des initiatives en formation continue et en FAD. Les universités campus ont développé toutes leurs structures et toutes leurs pratiques selon un modèle de formation initiale en présentiel, et ce à tous les cycles. Hors, le passage vers davantage de formation continue et de formation à distance remet en question certaines façons de faire qui sont moins adaptées à ces autres paradigmes de formation. Comment nos universités relèveront-elles le défi de réviser leurs façons de faire de manière à soutenir ces nouveaux paradigmes de formation?

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