Les TIC : le Québec participe aussi à les rendre plus vertes

Lorsque les technologies de l’information et de la communication (TIC) se sont implantées, plusieurs croyaient qu’elles représenteraient une réduction importante de pollution, notamment en économisant le papier. Or tel n’est vraiment pas le cas puisque les habitudes d’avoir un document papier entre les mains ou d’en mettre une impression papier dans un dossier perdurent solidement.

De plus, on a cru que le commerce électronique réduirait également l’empreinte écologique en éliminant le voyagement du client jusqu’au commerce. Cette partie s’avère juste, mais ces économies de déplacements sont perdues par le transport de l’objet acheté qui se fait souvent en avion. Certains requestionnenent donc la valeur écoénergétique des TIC.

Malgré tout, on convient que parmi les diverses solutions possibles, les TIC sont quand même une des moins polluantes. C’est le constat que faisait en 2008 le Climate Group en publiant le rapport Smart 2020: Enabling the Low Carbon Economy In the Information Age. Cette publication donne à penser que les TIC peuvent de fait participer à la réduction des gaz à effet de serre (GES) dans une proportion de 15 % d’ici 2020. L’objectif est de concentrer l’effort au niveau des transports, considérés comme les grands responsables de ces GES. En effet, déjà plusieurs pays développés investissent des milliards dans la modernisation de leurs infrastructures en transports. Encore là, les TIC participent directement en fournissant les capteurs, les compteurs, les petits appareils, les caméras, les téléphones intelligents, les appareils biométriques, etc. Les uns et les autres servent à mesurer, à détecter ou à faire l’observation des modes de transports polluants et de leurs alternatives. Cela aide non seulement à tirer des observations en temps réel, mais à aussi faire des prédictions opportunes.

Parmi les exemples en cours d’implantation de systèmes de transport intelligents (STI), notons à Stockholm un nouveau système de péage intelligent qui a permis de réduire de façon notable le trafic routier et les émisssions de carbone. D’autre part, à Londres, un système de gestion des embouteillages a réussi à ramener le trafic routier à ce qu’il était dans les années 1980. Enfin, à Singapour, l’installation d’un système permet de prédire le temps des trajets avec un taux de précision d’environ 90 %.

Où se situe le Québec dans cette démarche? Jean-François Barsoum, chef canadien du groupe-conseil Écologie et innovation chez IBM, indique que sans être dans les premiers, le Québec n’est pas non plus très en retard. L’accent est évidemment mis du côté des transports en commun. Au-delà d’exemples déjà en place comme la carte Opus, les vélos Bixi ou le système de péage de stationnement Payez-Partez à montréal, d’autres projets provinciaux sont en cours. Transports Québec vient notamment d’ajouter une application iPhone à son service Québec 511, site Web qui fournit les informations à jour concernant l’état des routes. Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE) investit 30 des 60 millions disponibles afin de développer un prototype d’autobus électrique et 70 millions pour un concept d’avion écologique. De beaux projets stimulants pour les étudiantes et étudiants des facultés de génie et de sciences particulièrement.

Source : « TIC et environnement, quelle empreinte? », dans le cahier TIC, portrait sectoriel annuel, printemps 2011, publié dans La Presse, le jeudi 10 mars 2011, p. 1-2.
« Systèmes de transport intelligent[sic] », dans le cahier TIC, portrait sectoriel annuel, printemps 2011, publié dans La Presse, le jeudi 10 mars 2011, p. 4.
« Système de transport intelligent, Quoi de neuf en ville », dans le cahier TIC, portrait sectoriel annuel, printemps 2011, publié dans La Presse, le jeudi 10 mars 2011, p. 4.

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