Les cours et les formations à distance en Grande-Bretagne

Une étude, publiée en 2010 par David White et d’autres collègues (Study of UK Online Learning),  fait le point sur la situation des cours, voire des formations, à distance offerts en Grande-Bretagne. Plusieurs éléments mentionnés sont intéressants à titre comparatif.

Cette étude a relevé que sur les 2600 cours à distance offerts par des établissements d’enseignement supérieur en Grande-Bretagne, seuls de 33 à 50 % d’entre eux sont dits « en ligne ». Plus précisément, on dénombre :

  • 1528 cours offerts par 113 établissements d’enseignement supérieur dont 510 le sont en ligne (incluant la formation hybride);
  • 952 cours offerts par l’Open University
  • 175 cours offerts en partenariat avec des fournisseurs commerciaux.

À elle seule, l’Open University dispense :

  • 257 cours avec des compléments Web (c’est-à-dire des parties où la participation est optionnelle);
  • 600 cours avec certaines obligations Web (c’est-à-dire où la participation est considérée obligatoire ou qui obligent l’utilisation d’outils de communication en ligne);
  • 95 cours complètement en ligne.

On note également dans cette étude que la plupart des cours en ligne appartiennent à des degrés d’études de deuxième et troisième cycles.

Les auteurs ont relevé que les cours en ligne sont aussi associées à des formations professionnelles, où les apprenants sont appelés à poursuivre ponctuellement leur formation pendant leur vie professionnelle.

Enfin, on a aussi mis en évidence que 175 cours, dits ouverts et à distance, mais pas nécessairement en ligne, étaient issus d’un partenariat entre certains établissements d’enseignement supérieur et des fournisseurs commerciaux, particulièrement du milieu des affaires.

L’étude inclut quelques entrevues d’un petit échantillon d’établissements d’enseignement supérieur afin de dégager quelques premiers constats à la suite de l’implantation de ces cours et formations à distance. Les conclusions présentées sont que les institutions ont trouvé que le défi le plus importnat à relever était la planification et la configuration des infrastructures technologiques qui sous-tendent ces cours et formations. À cela s’ajoutent les ressources les modèles d’affaires qui permettent de réaliser ces types de programmes. Il semble que de bien concevoir cette structure est un préalable incontournable au succès d’une possible expansion. Cela entraîne que les considérations d’ordre pédagogique viennent malheureusement au second rang.

En conclusion, l’auteur de l’article, Tony Bates, observe que l’Open University dit dispenser 95 cours complètement en ligne, mais que ceux-ci apparaissent en fait davantage comme un mélange d’imprimés et d’enseigement par la télé. Cela est d’autant plus étonnant que cette université se targue d’offrir des formations en ligne depuis 1988. Cela voudrait donc dire que le Canada offre davantage de cours véritablement en ligne que l’Open University.

De plus, les transformations qu’impose l’enseignement à distance semblent causer un ralentissement dans la motivation des professeurs britannique à passer à cette technologie. À titre comparatif, plusieurs étudiants du 1er cycle à l’Université de Colombie-Britannique suivent en moyenne de un à trois cours à distance chacun. Les formules hybrides sont de plus en plus populaires puisqu’elles permettent une plus grande flexibilité lors de l’apprentissage et concentrent les étudiants à un usage efficace des technologies en fonction des objectifs du cours à atteindre.

Tony Bates termine en expliquant que les résultats de cette étude sous-estiment très probablement la situation réelle en Grande-Bretagne. Par ailleurs, les universités et collèges supérieurs n’ont qu’eux à blamer, car les cours à distance sont difficilement visibles dans l’offre de formation qu’on voit sur leurs sites Web, alors que les sites Web nord-américains ont souvent un onglet destiné spécifiquement à ce genre de formation pour bien la mettre en évidence.

Source : BATES, Tony. « Online learning in Britain: what the hell is going on? », dans e-learning and distance education resources, 16 décembre 2010.

Source de l’étude : WHITE, D. et al. (2010) Study of UK Online Learning Oxford: Department of Continuing Education/HEFCE.

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