Miser sur des formations courtes: un rapport américain démontre la valeur des certificats

La parution d’un rapport commandé par Complete College America (une association sans but lucratif visant la fréquentation et la diplômation des institutions d’enseignement postsecondaires) a fait grand bruit dans les médias américains récemment. En lien avec l’objectif de l’administration Obama d’augmenter le nombre d’américains détenteurs d’une formation universitaire, le rapport met de l’avant l’importance de miser davantage sur des certificats plutôt que sur des programmes à grade (comme le baccalauréat) pour qu’un maximum de gens puissent accéder aux études universitaires.

Le rapport signale que les programmes de certificats permettraient une meilleure insertion professionnelle de leurs diplômés et en prépareraient plusieurs à poursuivre leur cheminement académique une fois leur diplôme en poche. Le rapport insiste également sur la « valeur économique» » de ces programmes; il souligne notamment que lorsqu’on considère l’employabilité et les revenus moyens, les détenteurs de certificats se positionnent mieux sur le marché du travail que les étudiants ayant commencé, mais abandonné une formation plus longue.

Le rapport compare également les certificats longs et courts (moins d’un an vs un an et plus) et souligne les bénéfices des programmes d’au moins un an, qui s’avèrent plus rentables pour les étudiants. On l’explique par une plus grande rigueur et un plus large spectre de compétences développées. Une comparaison des revenus des diplômés place les certificats d’un an et plus au même rang que ceux des détenteurs de baccalauréats, alors que les certificats de moins d’un an font beaucoup moins bonne figure. Or, il s’avère que ce sont plutôt dans les programmes les plus courts qu’on trouve le plus grand nombre d’inscriptions ces dernièrs années. Si de tels programmes peuvent réellement convenir dans un contexte de formation continue (de mise à niveau de travailleurs déjà bien installés professionnellement), le rapport reste sceptique quant à leur pertinence pour de jeunes étudiants, fraîchement diplômés, ou pour des travailleurs ayant besoin d’une formation plus approfondie.

Sources:

Scott Jaschik “The Certificate SolutionInside Higher Ed, 7 décembre 2010

Jennifer Gonzalez, “Certificate Programs Could Play a Key Role in Meeting the Nation’s Educational Goals”, Chronicle of Higher Education, 7 décembre 2010

Complete College America et FutureWorks. Certificates Count: An Analysis of Sub-Baccalaureate Certificates. Décembre 2010. 42 p.

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