Ni vous ni moi n’étions à la non-conférence…

Mario Asselin (l’un des dix blogueurs les plus influents du Québec, selon certains) explique qu’il se prépare à se rendre au FormaCamp en France.  L’une des thématiques de cet événement sera d’ailleurs « Parcours individuels et construction collective ».  Je n’ai pas trouvé s’ils abordent la notion de parcours comme nous le faisons, mais ça semble intéressant comme réflexion.

En lisant là-dessus, j’apprends avec une certaine frustration qu’il s’est tenu à Québec en septembre dernier une non-conférence intitulée « Vers l’éducation 2.0 » qui réunissait des gens comme Michel Dumais, Thierry Karsenti (à distance), François Guité, M. Asselin bien sûr, etc.  Or, indépendamment de la thématique – qui m’intéresse aussi – je voulais participé à un tel événement depuis un moment déjà.

Outre le concept d’« Éducation 2.0 » (School 2.0) qui m’était inconnu, ce qui m’intéresse là-dedans c’est la forme même de l’activité, soit le « BarCamp » ou la non-conférence (unconference).  J’étais tombé sur l’approche Forum Ouvert (Open Spaces Technology ou OST) il y a deux ans et j’en avais alors glissé un mot à mes collègues du Carrefour.  À l’époque, en tant que Coordonnateur à l’animation, j’y voyais une façon d’innover au niveau de l’organisation d’activités.

Au Forum Ouvert, les participants créent et gèrent eux-mêmes un ordre du jour (agenda) comprenant divers groupes de travail, en séances simultanées, ayant un thème commun, d’importance stratégique, comme par exemple: «quelle doit-être la stratégie pour le groupe, organisation ou communauté que toutes les parties puissent supporter et développer en travaillant ensemble.»

Dixit Wikipedia, « une non-conférence prend la forme d’ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp. C’est le principe pas de spectateur, tous participants. »

Accessoirement mais la plupart du temps, il peut y avoir une dimension technologique au niveau de l’organisation initiale et de la prise de notes.  Ce sera toujours le cas pour les BarCamps, qui proviennent des milieux du logiciel libre:

Les BarCamps sont organisés essentiellement grâce au web, en utilisant ce que l’on pourrait appeler les outils de communication du Web 2.0. En « ouvrant » le processus d’organisation d’une [non-conférence], en le codifiant dans un wiki rendu publiquement accessible, les BarCamps semblent avoir apporté une innovation décisive.

Il y a évidemment dans ce nom de « non-conférence » une réaction au modèle universitaire et scientifique, voire commercial:

The term « unconference » has been applied, or self-applied, to a wide range of gatherings that try to avoid one or more aspects of a conventional conference, such as high fees and sponsored presentations

Une formule intéressante à essayer pour un prochain « Lac-à-l’épaule »?

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Commentaires

  1. Rachel Hébert a écrit:

    Merci, JS, pour ces définitions de la non-conférence. J’ignorais totalement ce que c’était et je n’en avais même jamais entendu parler.

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