Pertinence des études universitaires pour une carrière satisfaisante

Dans la revue Affaires universitaires du mois d’octobre et de novembre 2010, un cabinet spécialisé en études des marchés révèle que 99% des répondants étudiants attendent de leur formation universitaire qu’elle les mène une carrière intéressante ou à un avancement professionnel en lien avec leurs études.  Les professeurs et les administrateurs universitaires seront heureux d’apprendre que 75% des répondants mettent tout de même de l’avant l’élargissement de leur savoir.  Il s’agit des résultats de la dernière enquête dont parlent  « MM. Steele et Skinkle [, qui] sont les cofondateurs d’Academica Group, un cabinet spécialisé en études des marchés établi à London, en Ontario, qui sonde les attentes des candidats universitaires au moyen d’une enquête annuelle auprès des futurs étudiants universitaires et collégiaux au Canada et aux États-Unis. Il s’agit de la plus importante et probablement de la plus ancienne enquête du genre en Amérique du Nord. » 

Au niveau des études supérieures, les formations en sciences humaines risquent de souffrir de ces attentes des étudiants, car, selon M. Steele, ni les universités ni les employeurs ne semblent capables de cerner et donc de mettre de l’avant la valeur d’un diplôme en sciences humaines.  Pour le moment, l’étudiant standard qui veut se former en sciences humaines aux études supérieures se fie à la réputation de l’université comme critère de choix, se basant plus sur la qualité de l’enseignement que sur la qualité de la recherche qui peut y être effectuée.

Par ailleurs, au-delà de la tendance à la multiplication des programmes professionnels pour répondre aux attentes des candidats, on note une hétérogéïté des profils étudiants et des origines. La plupart de ces étudiants veulent de la souplesse dans leur formation, ce qu’ils ne trouvent pas nécessairement dans l’approche traditionnelle ni même par celle de l’enseignement à distance.  Selon Academica, les universités qui désirent suivre ce nouveau mouvement générationnel devront amorcer un virage dans l’offre de formation afin de recruter ces étudiants.  De plus, elles devront collaborer étroitement avec les employeurs pour faire la promotion des diplômes en sciences humaines qui permettent d’occuper des postes de direction afin d’éviter un déclin significatif des inscriptions des étudiants de premier cycle dans des programmes en sciences humaines.

Source : GALT, Viriginia. « L’avènement des carriéristes », dans Affaires universitaires, octobre-novembre 2010, p. 26-30 (article en anglais) ou p. 31 (article en français) ou en ligne [http://www.affairesuniversitaires.ca/avenement-des-carrieristes.aspx], publié le 12 octobre 2010.

Aux études, santé et réussite sont interdépendants
Une étude sur les programmes de formation à l'enseignement

Exprimez-vous !

*