L’intégration d’applications faisant appel aux données dans les nuages: une tendance de plus en plus lourde?

Avec l’annonce hier d’Apple qui incorporera dorénavant l’installation d’applications disponibles sur son populaire App Store, jusqu’ici réservé à ses plateformes mobiles, à des appareils de bureau roulant sous le système d’exploitation Mac OS X 10.7 (nom de code: Lion), il y a fort à parier que ses concurrents voudront suivre cette tendance et reproduire du même coup un modèle d’affaires potentiellement lucratif.  Google avait annoncé plus tôt cette année l’intention de rendre disponible les applications accessibles aux téléphones intelligents roulant sous Android à une nouvelle plateforme visant le marché des ordinateurs de bureau, soit ChromiumOS, qui devrait être disponible d’ici la fin de l’année, et dont la gestion des données seraient dépendantes du stockage des données (donc, les documents produits par les usagers) sur des serveurs.

L’annonce de la mise en marché de tablettes concurrentes au iPad d’Apple, dont le BlackBook de la compagnie Research In Motion (à l’origine du populaire Blackberry) ainsi que ceux des différents partenaires du géant du logiciel Microsoft tournant sous Windows 7 (incluant l’ExoPC produite ici-même au Québec), ces diverses initiatives semblent vouloir converger de façon à faciliter le développement de logiciels pouvant être déployés sur l’ensemble de ces appareils. Par ailleurs, la revue Direction Informatique informait ses lecteurs des plus récentes prédictions de la firme Gartner relatif au marché des tablettes tactiles, alors que celle-ci prédit que plus de 20 millions d’appareils seront vendus en 2010, et que ce nombre pourrait croître jusqu’à 208 millions d’ici 2014.  Avec une baisse prévisible des prix pour l’achat de ces appareils, les consommateurs auront de la difficulté à justifier l’achat d’un ordinateur, d’un téléphone intelligent et d’une tablette en même temps: il y aura donc des choix à faire, et les fabricants devront tenir compte de cette réalité dans leurs efforts de développement.

Dans un contexte où les universités québécoises (incluant la nôtre) doivent composer avec d’importantes restrictions budgétaires, les ressources humaines offrant le soutien aux technologies ne sont pas en mesure de répondre à l’ensemble des demandes des services et facultés pour le développement d’applications plus complexes.  Il reste donc à voir si le développement à visée infonuagique présente un réel potentiel de réponse à une demande sans cesse croissante, notamment afin de bonifier les fonctionnalités de nos plateformes institutionnelles.

Merci à Marco Guérin et Sonia Morin pour leurs références.

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