Le cône (ou pyramide) d’apprentissage : aucun appui venant de données probantes

Il existe un graphique qui circule sous plusieurs formes depuis de nombreuses années qui établit une hiérarchie de stratégies pédagogiques. Selon les versions, on l’appelle pyramide ou cône des apprentissages (un exemple d’une version ici, environ au centre de la page, un autre ici, un dernier ici). Plus la stratégie pédagogique met l’étudiant en action, plus l’étudiant retiendrait un haut pourcentage de la nouvelle information qui lui est présentée dans cette activité. Or, l’origine de cette image serait basée sur une estimation intuitive citée et transformée abondamment depuis ce temps sans jamais être requestionnée ou vérifiée par des recherches plus rigoureuses. C’est ce que nous apprend Will Thalheimer dans un article de blogue très bien documenté datant de 2006. Thalheimer a cherché l’origine et l’histoire subséquente de ce graphique et des idées qu’il véhicule. Un récit qui nous met en garde contre les idées reçues qui circulent en éducation et qui sont tenues pour vraies du simple fait qu’elles sont répétées souvent et qu’elles ont l’air logiques au premier abord. Cela ne veut pas dire que les méthodes actives ne sont pas plus efficaces que les méthodes passives : cela nous indique simplement que les pourcentages et la hiérarchie présentée par ce graphique ne sont pas valides. Il faudra donc se pencher sur d’autres travaux pour tirer des conclusions.

Via Claude Potvin, un collègue de l’Université Laval

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