Livres numériques – Prise 2

Lorsque j’ai écrit en janvier que j’espérais un dossier plus complet sur les livres électroniques numériques que ce que Protégez-vous présentait alors, je n’en demandais pas tant.  John Siracusa, chroniqueur Mac de Ars Technica, débarque en fin de semaine avec un papier fort substanciel (7 pages bien pleines) sur la petite histoire et la situation actuelle du « livrel » (source: OQLF). 

L’article n’est pas objectif pour deux sous, mais il est écrit du point de vue de quelqu’un qui a connu le monde de l’édition numérique de l’intérieur, à ses débuts.  En gros, Syracusa voit de nombreux parallèles entre ce qui prévaut maintenant et la situation de 2000 et il est persuadé qu’Apple est le joueur le mieux placé pour vendre l’idée du e-book

Il rappelle à de nombreuses reprises que le e-book n’est pas la plate-forme, mais bien le contenu.  Il fait notamment des parallèles intéressants avec le monde de la musique où le téléchargement de fichiers audio ne semble pas rencontrer la même résistance que celui de textes écrits.  Il fait le tour des principales critiques adressées aux plate-formes de lecture, mais aussi des principaux avantages du médium.  Il présente par ailleurs un portrait amusant des divers acteurs (auteurs, éditeurs, lecteurs) de l’industrie et de leurs positions traditionnelles:

For music, there are record labels; for movies, there are studios; for books and printed media of all kinds, there are publishers, and they make the music and movie folks seem positively progressive.

Un excellent papier pour comprendre ce qui fait que cette technologie n’a pas levé:

In retrospect, this signaled an important truth that persists to this day: people don’t get e-books.

Par ailleurs, un article de Direction informatique paru en décembre dernier traite aussi des livres et magazines électroniques.  Il s’agit essentiellement d’un tour d’horizon des produits disponibles, mais ça vaut le détour.

Je ne m’aventurerai pas à parler tout de suite de tendance, mais trois sources fort différentes en deux mois qui traitent de la même technologie pointue, ça commence à ressembler à un signal.  Il est sans doute naturel que l’effervescence entourant les plate-formes mobiles, le mlearning (m pour mobile), etc. rallume le vieux rêve de transporter l’intégrale des oeuvres de Dostoïevski sur un appareil de quelques grammes…

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