Réduire la durée des études: le débat aux États-Unis

Sonia a porté à mon attention un article témoignant de la pression pour raccourcir l’obtention des diplômes aux États-Unis.  Dans « The Three-Year Solution. How the reinvention of higher education benefits parents, students, and schools » (article paru dans Newsweek, 17 octobre 2009) Lamar Alexander livre un plaidoyer en faveur de la réduction de la durée des études de 4 à 3 ans en optimisant la structure des programmes et le calendrier scolaire, en rendant les études universitaires plus compétitives, plus attrayantes… et moins coûteuses pour tous.  Cet appel a semblé porter fruit. Dans « A Federal Impediment to Quicker Degrees » paru un an plus tard (Inside Higher Ed, 21 septembre, 2010 ), Lamar Alexander rapporte quelques exemples de programmes ayant retranché une année ainsi qu’une solution au problème des prêts étudiants, dont la méthode de calcul conventionnelle pénalise les étudiants inscrits à des programmes plus courts.

Par contre, les opposants à cette approche sont nombreux et remettent en question ce genre de solution, invoquant notamment les lacunes des nouveaux inscrits et le risque de dévaluation des diplômes. Voir par exemple cet éclairant débat sur le sujet rapporté par Debra Rosenberg, « What’s College for Anyway? A debate over the role of higher education » (Newsweek, 17 octobre 2009). Les participants, des acteurs-clés interpellés de près par la question, invoquent au passage le besoin de penser « hors du cadre », le cumul de diplômes pour décrocher une formation sur mesure ainsi que l’impact du Web sur la formation universitaire.

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Interne : De la formation technique au grade universitaire; le baccalauréat appliqué (Applied Baccalaureate Degree)

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