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Le Canada perdra-t-il son attrait à l’international en 2021?

Louise Nicol est directrice de l’Asia Careers Group (ACG), un organisme de consultance dont le mandat est d'”améliorer l’employabilité des diplômés formés à l’étranger qui retournent en Asie. L’ACG détient le plus grand ensemble de données sur plus de 40 000 diplômés asiatiques de retour du Royaume-Uni et d’Australie. L’ACG suit l’employabilité, le salaire moyen et la progression de carrière en Asie de ces diplômés formés à l’étranger dans le temps”. Mme Nicol signe un article fort éclairant dans le University World News.

D’une part, elle rappelle les succès récents du Canada en matière de recrutement à l’international (attendu qu’il est notamment question du Canada anglais).

  • Entre 2014 et 2018, le nombre d’étudiantes et d’étudiants étrangers au Canada a augmenté de 68 %. En 2018, un total de 721 205 étudiants étrangers de tous niveaux ont étudié au Canada – le plus grand nombre jamais atteint.
  • Le Canada s’est hissé au troisième rang mondial, derrière les États-Unis et l’Australie.
  • Le revenu total des étudiants étrangers est passé de 1,25 milliard de dollars canadiens en 2009-2010 à 2,75 milliards de dollars canadiens en 2015-2016. Cette augmentation de 1,5 milliard de dollars canadiens a presque exactement compensé la baisse de 1,7 milliard de dollars canadiens du financement combiné des gouvernements fédéral et provinciaux au cours de la même période.
  • Les frais de scolarité des étudiants étrangers représentent maintenant 12 % des revenus d’exploitation et 35 % de tous les frais perçus par les établissements, et ce pourcentage est en hausse. Certains grands établissements – dont l’Université de Toronto – reçoivent déjà plus d’argent des frais de scolarité des étudiantes et des étudiants étrangers que des subventions de fonctionnement de leur gouvernement provincial.
  • En termes de diversité, la population étudiante du Canada est presque deux fois plus dépendante de l’Inde. 56 % des étudiantes et étudiants étrangers canadiens proviennent de l’Inde, contre 22 % pour la Chine, alors que ces positions sont inversées pour les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. [Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)]

D’autre part, elle s’emploie à décrire comment ces succès pourraient s’arrêter abruptement dans un monde post-covid.

  • La perspective d’une administration Biden-Harris rendra les États-Unis beaucoup plus attractifs.
  • Le Royaume-Uni semble avoir été le principal bénéficiaire (s’il y en a un) de COVID-19, prenant des parts de marché à tous les grands marchés anglophones (Australie, Canada et États-Unis).
  • L’Australie ne se reposera pas sur ses lauriers après avoir perdu un cycle universitaire complet et reviendra sur le marché plus forte et plus déterminée à se développer, en particulier sur les marchés émergents.
  • La dépendance à l’égard de l’Inde et de la Chine, qui représentent plus de 75 % de la population des étudiantes et étudiants étrangers au Canada pourrait devenir problématique. En effet, l’économie de l’Inde s’est contractée de 23,9 % au cours des trois mois précédant la fin juin, ce qui en fait le pire effondrement depuis 1996 et l’économie la plus touchée d’Asie. Cette situation, conjuguée aux tensions commerciales avec la Chine, pourrait entraîner des difficultés.
  • La pénurie d’emplois attribuable à la récession mondiale pourrait réduire l’attrait du Canada en termes de travail post-études et de voie d’immigration. [Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)]

D’après Nicol, “the [canadian] marketing machine continues to offer easier visa channels, post-study work opportunities and routes to citizenship – none of which is a sustainable advantage if other countries choose to compete“. Avec l’élection de Biden, EduCanada et ses partenaires n’auraient qu’une fenêtre de six mois pour différencier leur offre et repenser la croissance du recrutement international canadien. Sans surprise compte tenu de son travail, elle miserait sur l’augmentation de l’employabilité des diplômées et diplômés d’origine étrangère formés au Canada, tant ceux qui y restent que ceux qui retournent dans leurs pays d’origine.

Source: Nicol, Louise, “International recruitment – Is Canada facing a big squeeze?University World News, 31 octobre 2020

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Jean-Sébastien Dubé

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