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Les étudiants internationaux pourront commencer à distance leurs études au Canada…

… et être tout de même admissibles à un permis de travail postdiplôme.

Les nouvelles mesures annoncées par Marco Mendicino, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, visent à maintenir la réputation du Canada comme destination d’études privilégiée et elles veulent…

  • assurer un traitement prioritaire des permis d’études pour les étudiantes et étudiants qui ont soumis une demande complète en ligne, afin de garantir que les permis soient traités le plus rapidement possible.
  • permettre aux étudiantes et étudiants de comptabiliser le temps passé à poursuivre leurs études en ligne à l’étranger pour leur permettre d’obtenir un permis de travail postdiplôme s’ils ont soumis une demande de permis d’études et si au moins 50 % de leur programme est réalisé au Canada.
  • rassurer les étudiantes et étudiants étrangers qui ne peuvent pas présenter tous les documents nécessaires pour achever le traitement de leur demande et qui choisissent de suivre des programmes d’enseignement à distance, en mettant en place un processus d’approbation temporaire en deux étapes.

(Traduit avec www.DeepL.com/Translator)

Ce processus est accessible aux étudiantes et étudiants qui commencent un programme d’études canadien au semestre d’automne et qui déposent une demande de permis d’études avant le 15 septembre 2020. On rappelle néanmoins aux candidates et candidats que le fait de commencer leurs études en ligne depuis l’étranger après l’approbation de principe d’une demande de permis d’études ne garantit pas qu’ils recevront une approbation complète de leur demande de permis d’études, ni qu’ils seront autorisés à poursuivre leurs études au Canada.

En 2019, le Canada a accueilli plus de 650 000 étudiants internationaux au niveau de l’enseignement postsecondaire [près de 500 000 au niveau universitaire, d’après le Globe and Mail, soit un quart des inscriptions] et plus de 58 000 anciens étudiants internationaux sont devenus des résidents permanents canadiens. Selon une déclaration du gouvernement canadien, les étudiantes et étudiants internationaux apportent une “immense contribution culturelle et sociale” au Canada et génèrent plus de 21 milliards de dollars canadiens (15 milliards de dollars américains) d’activité économique,

De manière plus directe, compte tenu des frais de scolarité plus élevés qu’ils paient, ce serait bon an mal an 6 milliards $CA de revenus que représentent les inscriptions en enseignement supérieur d’étudiantes et d’étudiants internationaux. Des institutions canadiennes s’attendent donc à une baisse de 10 à 30 % de ces sommes dans le contexte sanitaire actuel.

L’article du Globe and Mail mentionne notamment le cas d’institutions des provinces de l’Atlantique, où la proportion d’étudiants et d’étudiants internationaux est majeure: l’Université du Cap-Breton (près de 66 %), l’Université Saint Mary’s d’Halifax (près de 33 %), l’Université Dalhousie (22 %). On cite également le cas de l’Université de Toronto (25 %) et de l’Université Thompson Rivers (17 %). Dans ces derniers cas, on est à organiser l’accueil (autobus à partir de l’aéroport, chambres d’hôtel au besoin) pour permettre aux étudiantes et étudiants internationaux de vivre sereinement leurs quarantaines de 14 jours à l’arrivée… si et lorsqu’ils arriveront.

Sources:

Friesen, Joe, “Canadian universities scramble to maintain flow of international students and the revenue they bring“, The Globe and Mail, 11 juillet 2020

Government eases visa rules for international students“, University World News, 17 juillet 2020

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À propos de l'auteur

Jean-Sébastien Dubé

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