Cycles supérieurs

Trop de postdoctorants internationaux en Suède?

La Suède a connu une augmentation de 5 % de ses étudiants internationaux en 2018, ce qui faisait en sorte que 28 % de son effectif étudiant provenait d’ailleurs dans le monde. Si l’internationalisation importante que connaît le pays peut être vue de manière positive, le fait que près de 80 % des postdoctorants inscrits dans les universités suédoises soient internationaux suscite toutefois certaines questions. En effet, plusieurs experts s’interrogent à savoir pourquoi les étudiants suédois ne s’inscrivent pas au postdoctorat dans les universités locales. 

Malgré la controverse qu’il suscite, le phénomène comporte certains aspects positifs. Entre autres, puisque la plupart des postdoctorants étrangers restent en Suède pour une courte période seulement avant de partir travailler ailleurs, cela ouvre les portes à de futures collaborations de recherche internationale avec des chercheurs suédois. D’un autre côté, le fait que la majorité des postdoctorants internationaux quittent la Suède peu de temps après l’obtention de leur diplôme inquiète le gouvernement, qui préférerait conserver ces compétences au pays.

De plus, la forte proportion de postdoctorants internationaux peut également être mauvais signe. Cela signifie soit que les étudiants suédois ne concurrencent pas avec leurs homologues d’ailleurs dans le monde, soit qu’ils ne sont pas intéressés par la recherche. 

Cela dit, selon le professeur et vice-recteur à la Faculté des sciences naturelles de l’Université de Stockholm, Henrik Cederquist, le nombre élevé des postdoctorants internationaux dans les universités suédoises est naturel.
« L’idée avec une expérience postdoctorale est que les jeunes chercheurs travaillent dans un environnement scientifique différent de celui dans lequel ils ont réalisé leur doctorat. » Selon cette perspective, il est donc tout à fait normal, que la majorité des étudiants postdoctoraux ne soient pas originaires du pays dans lequel ils obtiennent leur postdoctorat.

Source :

Myklebust, J. P. (15 juin 2019). Booming internationalization raises an awkward question. University World News.

Cette somme de données qui n’attendent que d’être cueillies, exploitées… par la science des données
Vers une internationalisation responsable de la recherche

À propos de l'auteur

Avatar

Annabelle Jomphe

Laisser un commentaire

ut libero facilisis ultricies leo mattis