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Une réforme du PEQ s’impose

L’accueil d’étudiants et de travailleurs internationaux semble être une voie privilégiée par le gouvernement pour combler le manque criant de main-d’œuvre qui se fait actuellement sentir dans de très nombreux domaines d’emploi. Si cette solution peut s’avérer parfois efficace, rien ne garantit présentement que les qualifications des immigrants correspondent aux besoins du marché du travail.

Le 14 février dernier, le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) a rendu public un document d’information qui lance la période de consultation sur la réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Rappelons que le gouvernement Legault avait été plongé au cœur d’une importante controverse à ce sujet l’automne dernier lorsque le ministre Jolin-Barette avait annoncé modifier les critères d’admissibilité au PEQ afin d’en limiter l’accès aux immigrants œuvrant dans quelques domaines d’études ou d’emplois. La réforme, alors mise sur la glace, vient d’être relancée.

Le PEQ est une voie rapide pour accéder au Certificat de sélection du Québec (CSQ), qui permet ensuite aux immigrants de s’établir au Québec de façon permanente et d’y occuper un emploi. Le programme est de plus en plus populaire : seulement 5 % des CSQ ont été délivrés à des demandeurs du PEQ en 2010 contre 86 % en 2019.

Or, malgré la forte croissance du programme au cours des dernières années, et bien que les immigrants doivent occuper un emploi depuis au moins un an ou avoir obtenu un diplôme secondaire ou postsecondaire au Québec pour être sélectionnés avec le PEQ, rien ne permet de s’assurer que les candidats retenus travaillent ou étudient dans les domaines qui souffrent le plus de la pénurie de main-d’œuvre. Une réforme du PEQ s’impose donc.

C’est à ce problème que tente de répondre le nouveau portail ARRIMA, qui vise à arrimer les qualifications des travailleurs avec les besoins du marché du travail. Toutefois, les candidats sélectionnés avec le PEQ sont tellement nombreux qu’il ne reste qu’environ 7 000 places par année pour les personnes qui soumettent leur candidature grâce à cette initiative.

Sources :

Pilon-Larose, H. (14 février 2020). Québec pourrait limiter le nombre d’immigrants admis au PEQ. La Presse.

Vailles, F. (15 février 2020). Québec a perdu le contrôle de l’immigration qualifiée. La presse.

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Annabelle Jomphe

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