Tendances sociétales

Pour plus d’étudiants canadiens à l’étranger

Les étudiants étrangers qui viennent étudier au Québec chaque année se font de plus en plus nombreux mais, à l’inverse, très peu d’étudiants québécois partent étudier dans un autre pays. En 2015, ce sont en effet seulement 2,3 % des étudiants canadiens qui sont partis à l’étranger dans le cadre de leurs études, alors que les étudiants internationaux représentaient, en 2019, 22 % de toutes les inscriptions dans les universités du Québec. En outre, 11 % des étudiants canadiens seulement vivent une expérience internationale au cours de leur études, contre 30 % chez les Français et les Allemands. 

Un rapport du Groupe d’étude sur l’éducation mondiale paru en 2017 montre que le financement est le principal frein aux échanges étudiants. S’il est vrai que les coûts de déplacement sont souvent plus élevés au Québec, les frais de scolarité sont généralement les mêmes au Québec qu’ailleurs, grâce aux nombreuses ententes que les universités québécoises détiennent avec des universités de partout dans le monde. De plus, de nombreuses options d’hébergement peu coûteuses facilitent l’accès à presque toutes les grandes villes du monde. L’argent n’est toutefois pas le seul obstacle auquel se butent les étudiants québécois qui souhaitent partir : il est en effet difficile de faire reconnaître les crédits obtenus à l’étranger et plusieurs craignent d’allonger leurs études. 

Ce phénomène inquiète, car étudier à l’étranger est une opportunité qui apporte de très nombreux avantages à ceux et celles qui en profitent : meilleure employabilité, meilleurs salaires, ouverture sur le monde et bien d’autres. Face à cette réalité, le gouvernement fédéral a récemment lancé un programme pilote qui vise à financer le projet d’études internationales de 11 000 étudiants pour les 5 prochaines années. C’est toutefois une assez faible proportion d’étudiants qui auront accès au programme, considérant qu’il y a actuellement 1,4 million d’étudiants au Canada. 

Source :

Perreault, L-J. (16 février 2020). Pour un Erasmus à la sauce québécoiseLa Presse.

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Annabelle Jomphe

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