Pédagogique Tendances sociétales

Réussites, enjeux et défis pour la formation universitaire québécoise selon le Conseil supérieur de l’éducation

Le Conseil supérieur de l’éducation vient de publier un nouvel avis sur intitulé Les réussites, les enjeux et les défis en matière de formation universitaire au Québec.

En voici la table des matières

Et les 18 recommandations qu’il comprend.

  1. Valoriser la poursuite des études universitaires (Ministre)
  • Se doter d’une politique pour rehausser la scolarisation universitaire de la population québécoise
  1. Étudier les disparités en matière d’accès à la formation universitaire, de représentation et de diplomation chez les différentes populations étudiantes, y compris les disparités liées au genre et au régime d’études, afin de mettre en place des mesures visant à faciliter cet accès pour tous les étudiants et étudiantes (Ministre)
  • Créer un groupe de travail sur les disparités de l’accès aux études et aux diplômes universitaires
  • Requérir un rapport pour le 31 décembre 2022
  1. Étudier le développement de l’offre de formation universitaire sur l’ensemble du territoire québécois (Ministre)
  • Recommandation de 2008 : Étudier le développement des activités de formation universitaire sur l’ensemble du territoire du Québec afin de réconcilier l’accessibilité, la qualité et le bon usage des ressources
  1. Favoriser la flexibilité des parcours scolaires (Ministre)
  • Confier au Conseil le mandat d’examiner de manière critique l’ensemble des règles de passage et des paliers d’orientation en vigueur dans le système scolaire
  • Encourager les établissements d’enseignement à créer, à consolider et à coordonner des passerelles entre le collégial et l’université
  • Encourager le système d’éducation à développer et à proposer des voies permettant de faciliter le perfectionnement ou le changement de carrière
  • Veiller à faire connaître davantage ces passerelles auprès de la population étudiante
  1. Bien apprécier les critères d’admission des programmes de formation universitaire (Universités)
  • Élaborer des méthodes de sélection en  complément de la cote R
  • Tenir compte de certaines catégories d’étudiantes et d’étudiants au parcours non traditionnel ou faisant face à des réalités particulières
  1. Maintenir et améliorer les services d’information, de conseil et d’orientation offerts par les établissements universitaires
  • S’assurer d’un accès équitable aux services d’orientation dans les établissements d’enseignement (Ministre)
  • Maintenir et améliorer les services d’orientation, mieux les intégrer aux autres services offerts et les faire connaître davantage auprès des étudiantes et des étudiants (Universités)
  • Se soucier de la lisibilité de leur offre de formation pour qu’elle soit bien comprise (Universités)
  • Envisager de nouveaux services selon les besoins propres à leurs étudiantes et étudiants (Universités)
  • Continuer de soutenir leur personnel dans les services offerts aux étudiantes et aux étudiants ayant des besoins particuliers (Responsables des services d’orientation)
  1. Faire connaître les référentiels de compétences existants (Universités et unités d’enseignement)
  • Assurer une meilleure diffusion des référentiels de compétences en vigueur dans leur organisation, explorer les possibilités d’adaptation de ces référentiels aux programmes courts et en expliquer la fonction auprès des étudiantes et des étudiants, du personnel enseignant et des employeurs potentiels
  1. Consolider des pratiques externes d’évaluation de programmes au sein d’une instance indépendante d’évaluation de la formation universitaire
  • Recommandation de 2012 : Mettre en place une instance publique d’évaluation indépendante et pleinement autonome (Ministre, en concertation avec les universités)
  • Viser à ce que cette instance réponde aux préoccupations des universités eu égard aux délais observés lors des évaluations de programmes (Ministre)
  1. Rappeler aux acteurs concernés les rôles et les responsabilités de chacun en ce qui a trait aux programmes de formation universitaire menant à l’exercice d’une profession réglementée (Office des professions du Québec – OPQ)
  • Poursuivre ses efforts visant à véhiculer auprès des parties intéressées un message clair sur la délimitation de leurs responsabilités et de celles des universités en matière de formation, en vertu des lois qui les instituent et qui s’appliquent à elles
  1. Encourager l’implication active des représentantes et des représentants des universités au sein des ordres professionnels et des organismes de réglementation et d’agrément afin de faire connaître et valoir les préoccupations et les expériences particulières aux programmes de formation universitaire québécois menant à des professions réglementées
  • Participer activement aux comités de la formation des ordres professionnels ainsi qu’aux instances des organismes d’agrément québécois, canadiens ou internationaux afin d’y faire valoir leur réalité institutionnelle ou, le cas échéant, québécoise (Unités d’enseignement dans les universités)
  • Solliciter l’OPQ pour qu’il effectue l’arbitrage nécessaire entre l’université et l’ordre professionnel dans le cas d’un désaccord. L’université décide en dernier ressort du contenu et des conditions de prestation du programme d’études (Parties prenantes)
  1. Améliorer les conditions de stage (Ministre)
  • Préciser les responsabilités des universités et des milieux de stage à l’égard de l’encadrement de la formation pratique
  • Prendre connaissance des attentes en matière d’encadrement des stages exprimées par les organisations représentant les étudiantes et étudiants
  • Faire valoir la responsabilité des milieux de stage en matière d’accueil et d’encadrement de stagiaires
  • Participer à la mise en place de mesures permettant une planification territoriale optimale du placement des stagiaires dans tous les domaines d’études et sur l’ensemble du territoire québécois
  • Dresser le portrait des frais et des coûts liés aux ressources consacrées aux stages obligatoires
  • Se pencher sur les difficultés d’arrimage entre les universités et les milieux de stage
  1. Valoriser et reconnaître la fonction de supervision dans les milieux de stage
  • Obtenir des ministres concernés la reconnaissance de la fonction de supervision chez les professionnelles et professionnels, et encourager l’implantation de mesures permettant de les dégager de leur tâche pour la supervision de stagiaires (Ministre)
  • Évaluer et implanter des mesures de reconnaissance non financières pour la supervision des stagiaires (Universités)
  • Se doter de cadres précis pour l’évaluation des stagiaires et les partager avec les milieux de stage (Universités)
  • Préciser les responsabilités des différents acteurs impliqués dans les stages (Universités)
  • Attribuer aux stages les ressources nécessaires (Universités)
  • Sensibiliser leurs membres à l’importance des stages et de la supervision de ceux-ci (Ordres professionnels)
  1. Intégrer et poursuivre l’intégration des activités de transférabilité des compétences dans les programmes de doctorat de 3e cycle
  • Offrir et rendre accessibles aux étudiantes et aux étudiants du 3e cycle des activités permettant le développement professionnel et la transférabilité des compétences dans des milieux professionnels autres que le milieu universitaire (Universités)
  • Prendre acte des résultats des études portant sur la question du devenir des doctorantes et des doctorants québécois, en faire la synthèse et en assurer la diffusion auprès de ses membres (BCI)
  1. Développer une étude longitudinale québécoise sur le devenir des personnes diplômées
  • Inclure, dans les enquêtes Relance portant sur les personnes diplômées des trois grades universitaires, un volet axé sur leur devenir sur une période plus longue que les années déjà couvertes par ces enquêtes (Ministre)
  1. Favoriser l’ouverture des formations disciplinaires
  • Ancrer la formation disciplinaire dans une solide formation élargie en situant la discipline dans l’ensemble des savoirs (Unités d’enseignement et universités)
  • Encourager le développement d’activités extracurriculaires au sein de la communauté universitaire (Unités d’enseignement et universités)
  1. Faire le point sur l’interdisciplinarité dans les programmes de formation universitaire (Universités)
  • Poursuivre le travail amorcé et mettre en place des mécanismes facilitant l’interdisciplinarité
  • Explorer la possibilité d’associer plus étroitement des disciplines distinctes dans l’offre de cours pouvant bénéficier d’une telle association
  1. Préserver les domaines de connaissance et de recherche, notamment les humanités et les sciences fondamentales, dont les programmes de formation connaissent un déclin quant au nombre d’inscriptions (Ministre)
  • Mettre sur pied un groupe de travail ayant pour mandat de cerner les disciplines susceptibles de ne plus être enseignées dans les universités québécoises et examiner les moyens à privilégier afin de maintenir une offre de formation relative à ces disciplines dans le système universitaire québécois
  • Exiger un rapport final le ou avant le 31 décembre 2022
  1. Reconnaître et soutenir la finalité sociale et collective des études universitaires (Ministre)
  • S’assurer que ses politiques et pratiques de gestion et de financement des études universitaires prennent en compte la finalité sociale et collective de celles-ci

À lire assurément, du moins le Sommaire (16 pages)

Source

Conseil supérieur de l’éducation. Les réussites, les enjeux et les défis en matière de formation universitaire au Québec. Québec. Le Conseil. Décembre 2019. 217 p.

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À propos de l'auteur

Sonia Morin

Sonia Morin

Sonia Morin est linguiste de formation et se passionne, entre autres choses, pour les études supérieures, la pédagogie universitaire, l’intégrité et les littératies numériques. Elle aime explorer les angles morts et remettre en question les évidences. Elle est convaincue que le 21e siècle sera éthique ou ne sera pas.

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