Faciliter le placement des diplômés en sciences humaines par de l’expérience pratique (Waterloo et +)

Qui a dit que sciences humaines et apprentissage expérientiel ne pouvaient aller de pair?  Un article du Times Higher Education (britannique!) présente les taux de placement forts enviables des diplômés de Liberal Arts de l’Université Waterloo, alors que plusieurs de ces programmes perdent des inscriptions partout au Canada et aux États-Unis.  [Waterloo] is claiming a 228 per cent increase over 10 years in the number of its liberal arts graduates hired by technology companies, and a 333 per cent increase in the number hired by the financial industry.

Cela serait dû essentiellement au programme coop de Waterloo où des étudiants en sciences humaines sont placés dans des firmes technologiques ou financières.  On donne l’exemple de la compagnie Microsoft (à Toronto):

Microsoft is aggressively seeking ways of bringing together people with computer science degrees and liberal arts majors skilled in communications, critical thinking, problem solving and teamwork, Ms [Cheri] Chevalier [heading a global sales team for the company] said. “That’s where the magic happens,” she said.

Mais l’article donne aussi l’exemple du Connecticut College, petit établissement privé offrant des programmes de sciences humaines, dont le programme Connections and Science Leaders, through which students are encouraged to combine their humanities studies with science and technology courses.

Il ne s’agit d’un programme coop mais d’un programme avec mentors (notamment pour favoriser la participation des femmes et autres groupes moins représentés) où l’on propose de développer les compétences humaines ET scientifiques au moyen d’internats, de projets dans la communauté, etc.

L’article admet toutefois que si les universités s’adaptent, il y a encore du travail à faire du côté de l’entreprise.  Faisant écho à une dépêche de ma collègue Véronique Tremblay, on constate que l’automatisation va sans doute favoriser les compétences humaines des diplômés:

But companies, not just universities, need to change their approaches to the liberal arts, according to the management consulting firm McKinsey & Company. In a report last year on how automation will affect the workplace, McKinsey said it expected a 55 per cent increase by 2030 in workplace demand for technological skills. But it also predicted that demand for social and emotional skills, such as leadership and managing others, would rise by 24 per cent.

Toutefois, l’agence McKinsey constatait que la moitié des firmes qu’elle avait interrogées n’avait encore effectué aucune démarche pour changer leurs politiques d’embauche afin de tenir compte de cette nouvelle donne.

Source: Basken, Paul, « Workplace experience key to getting liberal arts graduates jobs », Times Higher Education, 18 octobre 2019

Interne: Un centre de recherche interordre - et un second pavillon - pour le campus de l'UQTR à Drummondville
Conférence annuelle EDUCAUSE 2019: les "Learning Analytics" en vedette

Exprimez-vous !

*