En apprentissage, la quantité mène à la qualité

Dans un article récent, le consultant, compositeur et réalisateur Robert Fritz raconte l’histoire d’un professeur de poterie qui a tenté une expérience intéressante avec ses étudiants. Il a annoncé à l’un de ses groupes qu’ils seraient évalués uniquement sur la qualité de leur production, alors qu’un autre groupe a plutôt eu comme information que les étudiants seraient évalués selon la quantité d’œuvres produites. À la fin de la session, le groupe « quantité » avait également produit les œuvres de plus grande qualité. L’explication proposée : le bon vieil adage practice makes perfect. En créant davantage, les élèves que l’on évaluait sur la quantité ont atteint une maîtrise plus grande de leur art. Le fait de ne pas avoir à se sentir jugé sur la qualité permet aussi aux étudiants d’expérimenter librement sans crainte d’être pénalisés (une notion clé qui revient chez plusieurs auteurs traitant d’apprentissage, par exemple, voir ce récent billet de JSD qui le mentionne). En essayant plusieurs choses, on découvre ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, ce qui a un effet intéressant, etc. L’auteur concède que la quantité ne mène pas automatiquement à la qualité : il faut un contexte propice, comme un contexte d’apprentissage.

Via @bbelzile http://twitter.com/bbelzile/status/13484288380

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