Comment l’enseignement supérieur et la formation continue peuvent répondre aux préoccupations sociales des diplômés? (France)

Les 4 et 5 octobre dernier avait lieu à Lille en France le congrès 2018 de la CGE (Conférence des grandes écoles) sous le thème « Grandes écoles et transformations sociétales ».

Les nouvelles compétences attendues des jeunes professionnels, la transformation des métiers, le rôle des dynamiques territoriales et l’impact sociétal de la révolution numérique et du développement de l’intelligence artificielle sont des thèmes qui ont été abordés lors du congrès. L’objectif étant de réfléchir aux enjeux des transformations sociétales pour l’enseignement supérieur et les entreprises.

LeMonde.fr reprenait dans un article du 29 octobre les propos de quelques intervenants lors du congrès mettant en lumière la quête du besoin de sens des jeunes diplômés.

Pour Frédéric Van Heems, directeur général de Veolia Eau France (et diplômé d’HEC) « Il  y a un besoin de changement de management dans les grandes entreprises et les jeunes diplômés nous y poussent. Il faut réimpliquer chacun après des années de déshumanisation ». La responsabilité sociale des entreprises est au cœur des préoccupations des jeunes. « Les diplômés devraient mieux connaître la vie des entreprises à partir d’exemples. Ils manquent vraiment d’une vision sociale et ressources humaines », déplorait Jean-Marie Lambert, directeur général adjoint en charge des ressources humaines de Veolia.

Dans ce sens, la directrice générale de l’Institut Gaston Berger de l’Insa à Lyon, Carole Plossu, présentait comment l’INSA n’hésite pas à « mêler sciences fondamentales et sciences sociales pour former des ingénieurs humanistes. » En s’appuyant sur une démarche de veille et de prospective, l’INSA porte la politique de l’école en faveur de la diversité et met en place des recherches-actions sur des thématiques liées aux enjeux de la formation humaniste des élèves ingénieurs (diversité, interculturalité, responsabilité, créativité). (CGE)

Président de l’Université Paris Nanterre et président de l’Alliance ATHENA, Jean-François Balaudé expliquait comment ils font évoluer et préserver à la fois « l’esprit de Nanterre. « Nous sommes impliqués dans l’enseignement aux jeunes en prison comme des jeunes réfugiés syriens par exemple. Nous aidons nos diplômés à monter notamment des entreprises à visée sociale, dans le cadre de notre incubateur PEPITE. Beaucoup de nos UMR (unités mixtes de recherche) mènent des recherches de haute qualité sur le tissu social et nous échangeons avec des universités étrangères pour développer cette notion d’engagement social des universités. »

Déléguée Générale d’Animafac, le réseau des associations étudiantes, Claire Thoury expliquait quant à elle comment les expériences associatives apportent de la confiance en soi. « c’est une espace dans lequel on apprend à se connaître et c’est déterminant dans sa construction d’adultes ».

L’auteur de l’article, Olivier Rollot, enrichit le sujet avec d’autres exemples dont celui des HEC où l’impact social est devenu une priorité. « L’impact social et sociétal est l’un des trois axes d’expertise sur lequel nous investissons fortement à HEC, avec le digital et l’entrepreneuriat. On ne nous attend pas forcément sur ce sujet alors que c’est bien pour nous un axe stratégique majeur, relevant de la mission et de la responsabilité d’une école comme la nôtre », assure le directeur de la communication d’HEC, Philippe Oster.

Sources :

Rollot, Olivier, Quand les étudiants demandent qu’on leur donne du « sens », 29 octobre 2018

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