Téléprésence ou vidéoconférence

Une article de Gérard Blanc dans Direction informatique (septembre 2009) qui donne enfin une définition assez claire (et plus opérationnelle) du terme « téléprésence » en la comparant à la vidéoconférence: 

« La vidéoconférence, qui est l’application originelle de la téléprésence, a connu bien des stades dans son évolution. Lors d’une vidéoconférence c’est généralement un individu qui s’adresse à plusieurs autres par le biais d’un système. À l’autre bout, les participants sont souvent des spectateurs passifs, comme lors d’une conférence. » 

Alors que,

« La téléprésence, c’est toute autre chose. En étant beaucoup plus riche et naturelle, c’est comme si tous les participants étaient dans la même pièce, qu’ils soient nombreux ou qu’ils soient seulement deux. Bien que toutes les caractéristiques fonctionnelles de la vidéoconférence se retrouvent dans la téléprésence, la grande différence est que tout le monde voit et entend tout le monde, complètement, en permanence et en temps réel, si tous étaient dans la même pièce. C’est une sorte de full duplex permanent. »

En plus de rappeler l’intérêt d’utiliser un médium qui permet le langage non-verbal, l’article explique que l’élargissement de la bande passante et la domination du réseau IP sont responsables du changement de configuration et d’appellation.  Là où cela devient intéressant, c’est lorsque l’on aborde l’impact de l’outil sur le travail collaboratif:

« D’autant que le réseau de diffusion de la téléprésence permet également d’échanger en temps réel des documents, des graphiques, des plans ou des fichiers de tous genres. Une symbiose s’est manifestement établie entre le travail collaboratif et la téléprésence. Aussi, toute avancée de l’un provoque une avancée de l’autre. La téléprésence, par ses économies associées et sa souplesse, progresse actuellement dans les entreprises. »

L’auteur conclut avec des prévisions plutôt optimistes, en encourageant les lecteurs à aller consulter les pages Web des fournisseurs…

« La téléprésence sera au vingt et unième siècle ce que le téléphone et le courriel réunis ont apporté au vingtième siècle. D’autant que, si l’on s’y intéresse, la téléprésence participe activement à améliorer le bilan carbone des organisations qui l’utilisent. En effet, parmi tous les bénéfices, on retrouve une colossale économie en émission de CO2. C’est une technologie et une application particulièrement écologique et « verte ». « 

Source: http://www.directioninformatique.com/DI/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=54568&PageMem=2

[NDE: Pour prendre conscience des effets de mode et de leur impact sur les « buzzwords », il peut être intéressant de rappeler ce que l’on entendait par téléprésence, il n’y a pas si longtemps (en 1998):

Définition :  Transmission des perceptions sensorielles, principalement visuelles et tactiles, d’un manipulateur à distance à un opérateur humain, lui donnant ainsi l’impression d’être sur place.

Note(s) : Certains auteurs incluent, dans la notion de « téléprésence », l’existence de manipulateurs anthropomorphiques pouvant reproduire les mouvements de l’opérateur humain avec une grande dextérité.  La téléprésence permet à l’opérateur humain de réagir à des situations imprévues survenant dans l’environnement du télémanipulateur.

Source: Grand dictionnaire terminologique (classé sous « cybernétique »)]

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