Des classes plus petites n’améliorent pas automatiquement l’apprentissage

Réflexion provocante de Beckie Supiano dans le Chronicle: elle s’attaque au truisme qui voudrait que les étudiants apprennent mieux dans des groupes-classes plus petits.

On y apprend notamment que la recherche ne démontre pas de lien clair entre la taille d’un groupe et l’efficacité de l’enseignement, non plus qu’entre la taille d’un groupe et les succès des étudiants.

The idea that small classes are best is intuitive. With fewer students in the room, a professor should be able to devote more time to each one, giving, for instance, more in-depth feedback on their writing. But comments like Kaw’s  lecteur du Chronicle ayant commenté sur la taille des grandes classes et le fait que les étudiants n’y apprenaient pas] piqued my curiosity. What is the connection between class size and quality, anyhow? And if small classes really are better, how do you define what counts as small?

Cependant, le classement des colleges du U.S. News & World Report donne plus de points pour ceux dont un grand nombre de classes ont 20 étudiants ou moins, alors qu’on ne donne aucun point pour les classes de 50 étudiants et plus.  Cette mesure arbitraire est apparue dans les années 1990, alors que certaines recherches démontraient un lien entre la taille du groupe et l’engagement étudiant perçu.  Les étudiants interrogés estimaient qu’ils avaient fait davantage de progrès et mis davantage d’effort dans les petites classes.

Toutefois, Dan Chambliss, professeur de sociologie au Hamilton College et co-auteur du livre How College Works, croit qu’il faudrait plutôt tenir compte de l’expérience étudiante.  Les étudiants ne peuvent rapporter que la qualité de l’apprentissage dans les cours qu’ils ont effectivement suivis.  En situation de ressources fixes, devant un nombre d’étudiants important, le fait qu’une classe puisse rester petite signifie automatiquement qu’une autre soit plus grande…

Moins il y a de place dans un groupe, plus il est difficile d’y accéder.  Inversement, certains groupes restent petits parce que des cours suscitent moins d’intérêt:

Even when students manage to enroll in one, Chambliss isn’t sure small classes are all they’re cracked up to be. A student in a bad, large class can zone out or multitask. A student in a bad, small class is simply miserable. And such classes do exist. « Some classes are small, » Chambliss said, « because no one wants to take them. »

Besides, Chambliss thinks, large classes can offer something of value. On some campuses, so many students take and talk about a particular big class that it becomes a shared experience, uniting students in the way that sporting events and parties — but less frequently academic offerings — can do.

Il ne s’agit pas ici de faire l’apologie des amphithéâtres, mais bien de remettre en question certaines idées que l’on prend pour acquises.

Source: Supiano, Beckie, « Are Small Classes Best? It’s Complicated« , The Chronicle of Higher Education, 21 mars 2018

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