Quelle réponse des universités face à l’intelligence artificielle?

Un rapport produit par la Northeastern University en janvier dernier (présidée par Joseph Aoun, dont nous suivons les travaux depuis un bon moment déjà), en collaboration avec la firme de sondage Gallup, présente les résultats d’un sondage effectué auprès de 3297 adultes américains sur les impacts attendus de l’intelligence artificielle.  On y aborde notamment la place que devraient prendre le secteur privé, les différentes instances gouvernementales ainsi que les universités pour mieux préparer le public à cette nouvelle réalité.

Voici quelques éléments clés du rapport:

  • 76 % des personnes interrogées sont d’accord pour dire que l’intelligence artificielle va fondamentalement changer le marché du travail et la société, tout en étant optimistes quant aux impacts qu’auront les technologies sous-jacentes sur leur quotidien;
  • 73 % croient qu’une perte nette d’emplois résultera de l’introduction de l’intelligence artificielle sur le marché du travail, alors que seulement 23 % sont inquiets de perdre leur emploi;
  • l’opinion des personnes interrogées est divisée lorsqu’on leur demande de préciser les habiletés que devront développer les travailleurs pour avoir du succès dans un monde où l’intelligence artificielle est présente: 49 % favorisent le travail d’équipe, la communication, la créativité et la pensée critique alors que 51 % croient plutôt qu’il faut prioriser l’apprentissage des mathématiques, de la programmation et l’analyse des données pour faire face à l’adoption de ces nouvelles technologies;
  • toutes catégories de travailleurs confondues, à peu près la moitié des personnes interrogées sont d’accord sur la nécessité de se former davantage pour protéger leur emploi, alors que très peu (18 %) croient pouvoir compléter avec succès la formation requise;
  • près de la moitié (49 %) des personnes interrogées croient que c’est le secteur privé qui sera le mieux placé pour former les travailleurs à s’adapter au changement, alors que seulement 21% se tourneraient vers les universités pour ce faire;
  • le financement pour les formations devraient d’abord être la responsabilité des employeurs (61 %), suivi du gouvernement (50 %).

Selon Joseph Aoun, ces données devraient déclencher l’alarme chez les responsables dans les universités et démontrer l’urgence d’agir pour que les institutions se positionnent et préparent les étudiants:

« Taken together, these results are a wake-up call for higher education, » asserted Aoun. « The need for colleges and universities to adapt is clear. We must design and implement a curriculum that empowers humans to be ‘robot-proof’ — to do the jobs only humans can do.« 

Le rapport complet peut être téléchargé ici (format PDF, 38 pages).

Sources:

 

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