Recherche : mobilité à l’étranger = plus de citations

Selon une étude publiée le 4 octobre dernier dans Nature, les chercheurs qui ont eu plus d’un pays d’affiliation entre 2008 et 2015, c’est-à-dire qui sont partis travailler ou ont fait un séjour de recherche à l’étranger, ont été cités en moyenne 40 % plus souvent dans les travaux de recherche de leurs pairs que les chercheurs qui ont poursuivi leurs recherches dans un même pays.

Le professeur Vincent Larivière de l’Université de Montréal fait partie de l’équipe de recherche qui a analysé 4 millions d’articles scientifiques publiés par 16 millions de chercheurs entre 2008 et 2015.

Les auteurs ont analysé également le rôle des pays dans la production et la circulation des connaissances scientifiques et propose cette catégorisation des pays :

  • les producteurs : les pays d’Amérique du Nord et de l’Europe du Nord, dont les chercheurs sont beaucoup cités avant de quitter pour l’étranger;
  • les cultivateurs: les mêmes pays que les producteurs, qui savent repérer rapidement les talents et qui fournissent un terreau fertile aux chercheurs immigrants qui, une fois installés au pays, réalisent des travaux qui ont rapidement des retombées scientifiques notables;
  • les recruteurs: les pays d’Asie, qui accueillent des scientifiques bien établis qui sont abondamment cités dans les travaux de leurs pairs avant leur arrivée;
  • les incubateurs: les pays d’Océanie, qui produisent des chercheurs qui ont une grande influence scientifique lorsqu’ils sont établis à l’étranger.

Voilà une recherche particulièrement intéressante pour qui s’intéresse à ce genre de données sur la recherche : Cassidy R. Sugimoto, Nicolas Robinson-Garcia, Dakota S. Murray, Alfredo Yegros-Yegros, Rodrigo Costas et Vincent Larivière, «Scientists have most impact when they’re free to move», Nature, 5 octobre 2017. doi: 10.1038/550029a.

Source:  Circulation des connaissances scientifiques: les travaux des chercheurs «mobiles» ont un plus grand rayonnementUdeM Nouvelles.  5 octobre 2017.

 

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