Triche : quand on aime ou pas son cours

On sait qu’une approche pédagogique centrée sur l’apprentissage en profondeur (motivation intrinsèque) encourage l’honnêteté alors qu’une approche valorisant la performance (motivation extrinsèque) peut pousser à la malhonnêteté.  Mais selon Anderman et Won, auteurs de l’article Academic Cheating in Disliked Classes, publié dans la revue Ethics & Behavior, cette théorie ne tient plus la route dans le cas où un étudiant n’aime pas son cours.  En effet, la recherche d’Anderman et Won, s’appuyant sur l’analyse des réponses de 409 étudiants de deux grandes universités, met en lumière un nouveau facteur pour les cours impopulaires : le besoin de sensations fortes (need for sensation) et la propension à un comportement risqué (proclivity toward risk-taking behavior).

Alors que peuvent faire les enseignants qui donnent un cours impopulaire?  Anderman leur recommande de garder le cap sur l’approche pédagogique centrée sur l’apprentissage en profondeur, tout en sachant que la corrélation avec l’honnêteté est moins forte dans le cas d’un cours mal aimé, car les étudiants éprouveront un certain malaise à croire que tricher est acceptable dans un contexte qui fait appel à la motivation intrinsèque.  Tricher devient alors une question morale personnelle et non en réaction à une stimulation extérieure.

À tester dans nos cours impopulaires?

Source: Roll, Nick.  Will They Cheat?  Do They Like the Course? Inside Higher Ed. 6 octobre 2017

L'intelligence artificielle et la réalité virtuelle au service de la personnalisation de l'éducation supérieure
Pour une meilleure compréhension du numérique

Exprimez-vous !

*