8 propositions pour lutter contre la passivité numérique en éducation (Karsenti)

Dans le cadre de Ludovia #14 le 22 août dernier, le professeur Thierry Karsenti de l’Université de Montréal, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies en éducation, a présenté un pecha kucha où il propose quelques propositions pour combattre ce qu’il appelle la passivité numérique des apprenants:

« …Qu’est-ce que la passivité numérique en éducation ? C’est ce que mon équipe et moi avons observé dans divers contextes scolaires. La passivité numérique en éducation s’observe notamment lorsque des apprenants sont équipés de diverses technologies pour apprendre (ordinateurs portables, tablettes tactiles, téléphones intelligents, etc.), mais qu’ils ne s’en servent peu ou pas en classe. La passivité numérique en éducation s’observe aussi lorsque l’on voit des apprenants qui utilisent leurs technologies en classe, de façon régulière et souvent pédagogiquement dérangeante, non pas pour apprendre, mais plutôt pour se distraire, pour socialiser, ou encore pour jouer. Dans un contexte où l’on souhaite que le numérique participe réellement à la réussite éducative de tous les apprenants, il semble donc important de faire de la lutte à ce nouveau fléau pédagogique une priorité en éducation. Car même si l’on est adepte de pédagogies ouvertes, il ne faut pas non plus se leurrer. Il est faux de croire que les apprenants s’enthousiasment toujours naturellement de devenir enfin acteurs de leurs apprentissages… » (Karsenti, 2017)

Ses 8 propositions préliminaires sont:

  1. Proposer des tâches signifiantes liées aux matières scolaires.
  2. Proposer des problèmes à résoudre et des défis à la portée de tous les apprenants.
  3. Ludifier certains apprentissages, tout particulièrement lorsque la motivation est un défi de taille.
  4. Encourager la créativité et l’innovation chez tous les apprenants.
  5. Fournir une rétroaction rapide (feedback) à tous les apprenants.
  6. Favoriser la collaboration entre tous les apprenants.
  7. Faire confiance à tous les apprenants.
  8. Garder des traces, à la fois du processus d’apprentissage, mais aussi des réalisations de tous les apprenants.

On retrouve l’infographie de ce pechakucha sur le site de Karsenti (format PDF).  Nous resterons à l’affût pour voir si l’auteur donne des exemples des manières de mettre en oeuvre ces propositions dans d’autres publications.

Source: Karsenti, Thierry, « 8 propositions pour lutter contre la passivité numérique en éducation des apprenants« , karsenti.ca, 22 août 2017

 

 

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