Un ordinateur qui clavarde avec les étudiants

La technologie des chatbots (qu’on pourrait traduire par : robots clavardeurs) est bien implantée dans certains secteurs commerciaux. Il ne s’agit pas de robots physiques que l’on peut voir et toucher, mais plutôt de programmes d’intelligence artificielle qui réalisent des activités de communication autrefois réservées aux humains.

On utilise habituellement les robots clavardeurs pour répondre aux questions simples de clients actuels ou potentiels. Ce peut être pour mieux connaître un produit ou un service avant de faire un achat, ou pour dépanner un utilisateur qui a un ennui avec un produit ou un service qu’il utilise déjà. La plupart du temps, les interlocuteurs humains ne se rendent pas compte que leur vis-à-vis est un programme informatique.

En règle générale, des employés surveillent les conversations que les robots tiennent avec les clients pour intervenir au besoin et prendre la place du « robot ». Il demeure que les robots sont en mesure de économiser beaucoup de travail aux humains en prenant en charge une quantité surprenante d’interactions avec les clients.

Quelques universités ont expérimenté des robots clavardeurs qui répondaient à des questions simples sur sur leurs cours. Par exemple, dans un cours d’informatique à Georgia Tech, l’expérience a été fort concluante.

Lors du dernier cours de l’année, le professeur leur a révélé l’identité de leur interlocuteur. Aucun des élèves n’avait détecté la « supercherie » technologique. Cet exemple emblématique, le premier du genre, marque l’arrivée de la vague chatbot dans le monde de l’éducation.

Du côté des universités françaises, quelques-unes ont utilisé cette technologie pour répondre aux questions des candidats à l’admission. Certaines ont utilisé ou étendu des solutions existantes, d’autres ont développé les leurs avec des ressources internes, voire avec des entreprises étudiantes.

Suite à ces résultats encourageants, on vise maintenant plus haut :

Les trois établissements réfléchissent d’ores et déjà à d’autres applications pour leur chatbot, et se prennent à rêver d’un véritable robot apprenant, à l’image de celui développé par GeorgiaTech. « Pour l’instant, notre chatbot se contente de répondre à des questions très simples, en suivant un cadre que nous avons défini grâce à des scénarios, rappelle Nicolas Chapuis. L’étape suivante consisterait à développer une partie un peu plus sensible de ce robot. » Un changement d’échelle qui demande plus de technologie, et donc plus de moyens.

Parfois, l’intelligence artificielle est plus proche qu’on pense.

Source

Authemayou, Céline (2017) Les chatbots, nouveaux compagnons des écoles et universités. EducPros.fr. Publié le 20 juin 2017

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