Un robot de téléprésence mobile à l’Université Laval


Priscilla Lavoie, chargée de communication pour le Bureau de soutien à l’enseignement (BSE) de l’Université Laval, me fait parvenir un courriel où l’on annonce cette acquisition de l’été 2016.  On me fait part des conclusions positives de cette expérimentation [dans 44 situations pédagogiques, de l’automne 2016 à février 2017, pour 120 heures] et on m’invite « à partager dans [mes] réseaux l’expérience vécue par l’Université Laval avec cette technologie d’avant-garde et les différentes possibilités d’utilisation pédagogique ».

Au nombre de ces possibilités:

  • assurer la continuité des activités d’apprentissage pour un étudiant présentant certaines contraintes (hospitalisation, compétition hors campus, séjour à l’international, …)
  • permettre à un enseignant d’offrir une séance de cours même lorsqu’il est dans l’impossibilité d’être présent sur le campus
  • permettre la participation à distance d’un expert invité à une activité de formation sur le campus
  • superviser et accompagner des étudiants en stage en milieu de travail ou à l’international
  • assurer l’encadrement à distance des étudiants aux études supérieures (échange, séminaire, jury de thèse, …)
  • permettre la visite de certains lieux (campus, pavillons, laboratoires) à des personnes ne pouvant pas se rendre sur le campus. (BSE, 2017)

Le robot peut être contrôlé au moyen d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone mobile.  Quant aux caractéristiques physiques de l’appareil, les voici:

« Le robot [de marque BeamPro, conçu par Suitable Technologies] a une hauteur de 1,58 mètre et une autonomie de 8 heures. Son écran [17 pouces] est équipé de 2 caméras et d’un zoom. Il offre un transfert fluide de l’image et du son [jusqu’à 90 db]. Enfin, il se déplace à une vitesse de 5 kilomètres / heure, ce qui correspond à la vitesse de marche normale pour un adulte. Ces caractéristiques techniques contribuent à donner un fort sentiment de présence de la personne qui est au loin. » (Larose, 2017; BSE, 2017)

Un des intervenants importants de ce projet est le professeur Didier Paquelin, de la Faculté des sciences de l’éducation et titulaire de la Chaire de leadership en pédagogie de l’enseignement supérieur, que j’ai rencontré en août 2016 pour discuter de salles d’apprentissage actif.  La Direction générale de la formation continue a aussi contribué au projet.

Par ailleurs, j’avais pu expérimenter avec un robot similaire au Learning Lab de Lyon en février 2015.  J’écrivais alors…

« [R]obot de téléprésence de la société Gostai. Très facile à contrôler, par l’utilisation des flèches du clavier ou la souris.  On s’en sert pour intégrer quelqu’un de l’extérieur à un atelier ou pour permettre à un étudiant isolé (malade, par exemple) de participer à des cours.  L’intérêt de cette technologie, c’est que l’on finit par l’oublier pour se concentrer sur la personne.  Il manquerait une main à lever pas trop intrusive, une façon pour la personne qui manipule le robot de signaler à l’enseignant ou l’animateur qu’elle a besoin d’aide ou de prendre la parole. Des robots similaires commencent à apparaître au Québec.  Ils coûtent entre 6000$ et 7000$, selon diverses sources. »

Les expérimentations faites à Lyon font d’ailleurs partie des références proposées par le BSE sur la page Web consacrée au robot.

Sources:

Bureau de soutien à l’enseignement, « Robot de téléprésence mobile« , onglet Appui à l’innovation, site Web du Bureau de soutien à l’enseignement, Université Laval, [sans date]

Bureau de soutien à l’enseignement, Robot de téléprésence mobile – Document d’accompagnement pour l’utilisateur, Université Laval, 2017, 11 p.

Enseigner à l’Université Laval (chaîne), Utilisation pédagogique d’un robot de téléprésence mobile, YouTube, 17 avril 2017, durée: 2 min 54.

Larose, Yvon, « Votre ami le robot« , Le fil, vol. 52, no. 28, 1 juin 2017

 

 

 

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