Du plagiat dans des discours

À moins d’être un grand virtuose de la parole, toute personne qui fait un discours a d’abord écrit son texte ou, dans le cas de hauts dirigeants, l’a fait écrire par un employé.  Qui dit « texte », dit « potentiel d’emprunt d’idées » et donc potentiel de non-reconnaissance des sources d’inspiration.

Un cas particulièrement troublant a attiré mon attention aujourd’hui.  Un président d’une université américaine a démissionné à la suite d’une pétition de la part des étudiants de cette même université. Cette pétition exigeait une enquête afin de vérifier si, oui ou non, il avait emprunté des passages dans son discours sans en reconnaître les sources.  Pour connaître les détails : lire l’article de Robert Wang, rédacteur au CantonRep.com paru de le 22 février 2010  « Malone president steps down amid speech controversy ».

Cette histoire m’a rappelé qu’un vice-recteur de notre université avait un jour refusé que son discours soit publié, car il ne pouvait garantir qu’il était entièrement original.  

Cela n’est pas sans rappeler une certaine histoire impliquant le premier ministre canadien :  « Harper denies latest allegations of speech plagiarism » (rapportée par CBC news.ca, le 4 octobre 2008 )…

La question du plagiat prend vraiment plusieurs formes et soulève de nombreuses questions, dont celle des discours (tradition orale) et des « nègres », que l’anglais traduit par « ghostwriters », un mot à l’évocation particulièrement vive.

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Commentaires

  1. echamberland a écrit:

    Le problème est aussi criant dans le développement logiciel. Avec Internet, il est si facile de trouver des bouts de programme déjà prêt à l’emploi que les emprunts sont fréquents… sans que le respect des conditions légales et morales d’emprunt soient toujours au rendez-vous! Certaines grandes entreprises de développement de logiciels doivent auditer leur propre code pour y repérer le code potentiellement plagié avant de publier leurs produits, afin de se protéger contre les poursuites. L’éducation des employés demeure la meilleure prévention, mais les enjeux légaux sont si importants que la vérification s’impose parfois quand même.

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